Ces dernières romances New Adult que j’ai adorées ♡

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Je dois vous avouer, ça fait quelques mois (voire une année ?) que j’ai du mal à chroniquer des romances. J’ai l’impression de me répéter constamment et de ne pas être originale pour un sous dans mes articles. C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai tout de même eu envie de vous parler d’amour. Je vous propose donc un article de mini-chroniques des dernières romances qui m’ont ravies !


l-heure-de-verite❊ The ivy years #4 : L’heure de vérité – Sarina Bowen ♡

J’ai énormément aimé découvrir (enfin!) un autre schéma des standards habituels du New Adult ! C’est bien simple, j’ai tout aimé dans cette histoire différente que ce soit les personnages ou la tournure des événements. Je l’ai dévorée et elle reste un très bon souvenir, comme toute cette série d’ailleurs ! Un bonheur de lecture ♡

 


henry-emma-chase❊ Il était une fois #2 : Henry – Emma Chase ♡

Encore une histoire qui m’a beaucoup plu ! J’ai aimé cet univers de la télé-réalité, j’ai évidemment aimé le héros qui finit par tomber amoureux de la jeune demoiselle sur laquelle personne n’aurait parié au départ (pour le coup on revient dans le classique, mais il n’en reste pas moins qu’on aime ça) et j’ai aimé son humour ! Emma Chase est une auteure que j’adore, elle confirme son statut avec cette chouette série ♡

 


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❊ Playboy Pilot – Vi Keeland & Penelope Ward ♡

J’étais super heureuse de retrouver Vi Keeland, une auteure dont j’avais adoré un roman précédemment. Cette histoire reste dans la lignée, j’ai été surprise du début à la fin ! J’ai adoré l’aspect « Catch me if you can », même si on n’y est pas totalement, je vous l’accorde ! J’ai évidemment aimé le road-trip aérien, vous commencez à me connaître ! Les personnages sont attachants et la surprise est parfaite ♡

 

Play On – Samantha Young

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Est-il sérieusement possible d’aimer tous les romans d’un auteur, sans exception aucune ? Je crois bien que oui ! Et je plaide coupable avec Samantha Young.

Evidemment, vous n’êtes pas sans savoir que je suis une fan incontestée et incontestable de la série On Dublin Street ! J’ai commencé avec le premier tome en VF il y a pratiquement 3 ans, et j’ai continué avec le reste en VO tellement j’étais impatiente de connaître la destinée de ces personnages qui sont presque devenus mes amis imaginaires au fil du temps ! J’ai récemment eu envie de me replonger dans une VO et qui de mieux que Sam pour m’y remettre ? J’ai donc opté pour son dernier roman, publié en auto-édition.

Cette histoire se découpe en 3 parties lors desquelles nous suivons la destinée de Nora O’Brien. D’abord adolescente dans une petite ville de l’Indiana où son futur semble tout tracé : enchaîner les petits boulots pour pouvoir s’occuper de son père malade. Sauf qu’une rencontre impromptue risque bien de modifier tous ses plans. Jim. Le garçon qui va changer son avenir. En quelques semaines, Nora quitte tout pour Edimbourg. Un drame n’est malheureusement jamais loin et Nora, alors jeune adulte, va devoir apprendre à se reconstruire.

Cette histoire est véritablement tout ce que j’aime chez Samantha Young ! Des personnages poignants, torturés, attachants, vrais. Des héros masculins qui vous font rêver, tellement beaux, même s’ils sont décrits en anglais. Oui, je suis encore tombée amoureuse avec ce roman, comme une débutante ! L’intrigue est somme toute assez banale, une jeune fille perdue qui quitte tout pour construire sa vie comme elle l’entend vraiment. Excepté que, contrairement aux comédies romantiques où tout se passe globalement très bien pour les héroïnes, rien ne va être facile pour Nora. Au fil du temps, elle va apprendre que l’amour ne se cache pas toujours là où on désire qu’il soit, mais qu’il faut également apprendre à se pardonner soi-même pour avancer et construire une autre histoire, qui nous correspond davantage.

Nora n’est vraiment pas le personnage à qui tout réussi. J’ai eu envie de la serrer dans mes bras tellement ce qui lui arrive est injuste. Sauf que, même dans les moments les plus sombres, certaines personnes arrivent à faire en sorte de ramener un peu de lumière. J’ai nommé le seul et unique Aidan Lennox (extrêmement comparable à Braden Carmichael si vous voulez mon avis ! Je suis sûre que j’ai fini de vous convaincre de le lire avec cette seule et unique phrase). Nora rencontre Aidan au détour d’une porte d’hôpital, endroit où elle passe énormément de temps à divertir les enfants malades.

Evidemment, leur histoire est prévisible, même si les difficultés sont toujours présentes de sorte que rien n’est facile pour eux ! Evidemment, tout y est dosé pour ne pas tomber dans le cliché intergalactique d’un énième Monsieur Grey ! Evidemment, leur histoire est parfaite ! Moui, rien que ça.

La fin est une des fins les plus mignonnes que j’aie jamais lue ! Petites larmes dans les yeux : check ! Il règne une atmosphère shakespearienne dans ce roman qui n’est pas sans déplaire et qui apporte une vraie âme à l’histoire ! J’ai adoré cet aspect différent.

Bref, je suis tombée amoureuse d’Aidan, j’ai eu une affection monstre pour Nora et j’ai trouvé cette histoire parfaitement sublime. Mention spéciale aux personnages secondaires qui sont travaillés à la perfection et qui apportent un véritable plus à l’histoire ! A lire et à dévorer, sans limite !

Dublin Street (On Dublin Street #1)
London Road (On Dublin Street #2)
Jamaica Lane (On Dublin Street #3)

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Papotage #5 : Il était une fois, les raisons de s’auto-éditer

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Vous avez été nombreux à vous questionner lors de mon dernier article sur l’auto-édition. Vous questionner très justement par rapport aux raisons de se tourner vers l’auto-édition. En effet, ce type d’édition souffre encore aujourd’hui d’une vision assez négative, à l’instar d’un « salon des refusés » de l’édition « traditionnelle ». Ensuite, on apprend de plus en plus souvent que des ouvrages initialement auto-édités sont édités de manière « traditionnelle » après un succès remarqué en auto-édition. De cette façon, les questionnements sont nombreux : pourquoi passer par l’auto-édition si le but est d’être publié de manière « traditionnelle » ? Pourquoi se « dévaloriser » par l’auto-édition ? Pourquoi ne pas s’adresser directement à l’édition « traditionnelle ?

Toutes ces questions sont légitimes et méritent qu’on s’y intéresse quelques instants. Je ne prétends pas connaître tout de l’auto-édition, je vous réponds ici avec mon petit savoir nourri de mes interviews et recherches sur le sujet. Il faut savoir, avant de commencer, qu’il n’existe pas une seule raison de s’auto-éditer, à l’instar qu’il n’existe pas une seule et unique chaîne du livre auto-édité. Les business model sont nombreux, il n’est plus uniquement raison d’édition « traditionnelle » et de chaîne figée comme précédemment (mais cela relève d’un autre sujet, que je pourrai également vous expliquer prochainement). Je dirais donc qu’il existe 3 grosses raisons de passer par l’auto-édition.

Tout d’abord, l’auto-édition permet de se faire connaître de l’édition « traditionnelle ». Mais, me direz-vous, tout cela est bien contradictoire ! En effet, passer par l’auto-édition signifie clairement « refuser » le concept « traditionnel » d’édition. Mais, il est évident que passer par l’auto-édition est une porte d’entrée vers l’édition « tradi » et il est évident aussi que se faire éditer de cette manière reste un but ultime à atteindre pour les auteurs, une sorte de reconnaissance, synonyme de réussite et peut-être de lectorat plus nombreux. Le tampon d’une maison d’édition reste un gage de qualité pour la plupart des lecteurs. Alors, me direz-vous, pourquoi ne pas s’adresser directement aux maisons d’édition en envoyant son manuscrit, à l’ancienne ? Et bien parce que cette manière de procéder est de moins en moins prisée par les maisons d’édition. Certaines refusent même, tout simplement, ce genre d’approche. Il est devenu difficile pour certains éditeurs de gérer le flux constant de nouveaux manuscrits. Puis, il faut être honnête, publier un nouvel auteur est une prise de risque plus grande pour les maisons d’édition. De cette manière, certains éditeurs procèdent désormais de 3 façons pour découvrir et publier de nouveaux auteurs :

  • Ils exercent une veille active sur les plateformes d’auto-publication, dont particulièrement le top 100 d’Amazon ;
  • Ils entretiennent des relations étroites avec certaines plateformes de services d’aide à l’auto-édition, comme Bookelis ou Librinova (attention, celles-là ne sont pas du compte d’auteur, il faut être vigilant !) ;
  • Ils achètent des ouvrages étrangers qui ont particulièrement fonctionné et assurent la traduction.

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Ensuite, l’auto-édition permet de contrôler totalement sa chaîne du livre et de percevoir une plus grosse partie de ses droits d’auteur. Par contrôler sa chaîne du livre, j’entends décider seul du fond et de la forme de son livre. Evidemment, cette liberté est à double tranchant ! Mais être auto-édité ne signifie pas être seul, dans son coin. Les auteurs sont parfois très entourés, ils se constituent leur propre équipe, leur propre comité de lecture avec des bêta-lecteurs. Ensuite, percevoir une plus grosse partie des droits d’auteur est également une raison de se tourner vers l’auto-édition. En effet, un auteur auto-édité perçoit (sur les principales plateformes d’auto-publication de type Amazon KDP), 70 % des droits d’auteur sur l’ouvrage numérique (selon le prix de vente). Sur le format papier, les marges sont différentes et dépendent du prix de vente fixé par l’auteur. Pour info, les droits d’auteur sont entre 8 et 10 % dans l’édition « traditionnelle », en tout cas pour le format papier. L’auteur est celui qui gagne le moins dans tous les intervenants de la chaîne ! Certains auteurs gagnent donc très bien leur vie en auto-édition et parfois mieux que certains auteurs édités « traditionnellement ». Maintenant, il ne suffit pas de mettre son bouquin en ligne sur Amazon pour qu’il se vende. S’il est criblé de fautes et si la communication à son sujet est inexistante, nul besoin de rêver. Je vous en parlais dans cet article, la communication est indispensable à un auteur auto-édité !

Pour finir, l’auto-édition permet également d’être lu, sans devoir attendre qu’un éditeur s’intéresse à nous. En effet, s’auto-éditer sur des plateformes du type Amazon permet à tout un chacun d’être présent à côté des plus grands auteurs, sans aucune barrière ou différence associée. Elle devient donc un moyen pour chacun de se faire lire et d’avoir des retours d’inconnus sur ses écrits. Evidemment, l’auto-édition est parfois un choix par défaut fait par certains auteurs ayant tenté sans succès l’aventure de l’édition. Mais je ne pense pas qu’il faut voir ici uniquement cette catégorie d’auteurs. Je pense que certains voient en l’auto-édition un moyen de tester leur ouvrage, de se constituer une communauté avant de tenter l’aventure de l’édition « traditionnelle ». D’autres y voient un moyen de publier « tout et n’importe quoi », moi, je suis moins catégorique. Mon avis est sensiblement toujours le même que celui exposé dans mon article de soutien au hashtag JeudiAutoEdition.

Vous le remarquez, les raisons de s’auto-éditer sont bien plus nombreuses que seulement sortir ses vieux manuscrits du tiroir. Il en existe certainement encore d’autres, chaque auteur ayant sa propre raison de se tourner vers ce type d’édition. J’espère tout de même avoir un peu éclairé votre lanterne sur le sujet !


 

Papotage #4 : Il était une fois, le livre qui m’a épuisée pendant un an

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Alors non, je ne suis pas devenue écrivain en quelques mois. Ça se saurait. Néanmoins, j’ai eu l’impression de subir le même quotidien que ces personnes que j’admire tant. Bref, depuis septembre 2016, j’écris mon mémoire.

Alors non, cet article n’est pas un article à ma gloire, je sais que nous sommes nombreux dans le cas, que le mémoire est un cap inévitable à un moment ou l’autre de la vie étudiante. Mais j’ai eu envie de revenir sur le sujet pour deux raisons. De un, mettre des mots sur les diverses émotions qui m’ont traversée pendant ces longs mois me semblait important. De deux, je sais que mon sujet intéresse pas mal de monde par ici, je voulais donc vous l’expliquer et peut-être vous proposer d’en obtenir un exemplaire si vous le voulez.

Revenons au point de départ. Voilà désormais un an que j’ai commencé à véritablement mettre en place les recherches de mon mémoire lié à l’auto-édition. Pendant quelques semaines, j’ai écumé les bases de données et les bouquins pour arriver à constituer une littérature scientifique suffisante qui permettrait de compléter la partie théorique de mon mémoire. Sachez qu’en un an, ma table des matières a évolué dans tous les sens. Avec le recul, je me rends compte que dès le départ, j’ai été mal embarquée avec cette thématique. Le « problème » de l’auto-édition est que sa forme numérique est très récente. Amazon a lancé sa plateforme d’auto-publication en 2012. Cinq ans, c’est peu pour étudier le phénomène et proposer une littérature complète sur le sujet. Les ouvrages sur l’auto-édition sont peu nombreux. J’ai donc dû passer par des chemins détournés pour fournir une partie théorique la plus scientifique possible.

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Photo by Bram Naus on Unsplash

Puis en octobre, je suis rentrée en stage + cours du soir, et bébé mémoire est mort pendant 2 mois. Ajoutez à cela mes petits soucis de santé en fin d’année et disons que j’ai terminé l’année 2016 dans un bel état ! Bref, je ne voyais pas le bout de ce travail. J’avais l’impression de régresser. Ajoutez encore un directeur de mémoire totalement absent qui a dû répondre à 3 de mes mails en 1 an et vous obtenez une demoiselle totalement désemparée devant l’ampleur du travail à accomplir.

Les mois se sont pratiquement tous ressemblés. J’ai expérimenté, j’ai tenté des analyses, j’ai pleuré, beaucoup. J’ai été désespérée comme jamais je ne l’ai été du haut de mes 23 années de vie. Je me suis sentie seule au monde pendant des jours, voire des semaines. Je me suis vraiment vue comme une incapable de rien. Vous avez peut-être dû ressentir tout cela face à mes déprimes sur Twitter. Bref, j’ai dû faire un gros travail sur moi-même pendant ces mois de rédaction. Reprendre courage, accepter de demander de l’aide et surtout, accepter que je serais seule à bord. De fait, personne à l’Université n’a ouvert un seul de mes fichiers avant la remise et la défense proprement dites. Bref, le stress puissance 1000.

Voici dès lors quelques conseils que je peux dévoiler aux futurs étudiants qui passeront par-là d’ici peu de temps :

  • Choisissez comme il se doit votre promoteur/directeur, renseignez-vous sur lui avant de vous décider. On peut réussir sans directeur de mémoire, j’en suis la preuve vivante. Mais rien ne vaut une personne de confiance qui peut vous aiguiller, vous rassurer et vous engueuler si nécessaire ;
  • Définissez parfaitement votre question de recherche, ce que vous allez aborder, pourquoi, comment vous allez y répondre ;
  • Préparez bien votre table des matières et assurez-vous que votre promoteur/directeur l’ait avalisée. Cette table des matières doit traiter votre sujet et rien que votre sujet. Attention à ne pas vous étendre sur des thématiques qui s’éloignent du thème au risque de vous retrouver hors sujet (on sent le vécu pas vrai ?) ;
  • Planifiez votre rédaction en élaborant un rétroplanning, comme un auteur en sommes, vous en devenez un en quelques sortes pendant ces mois de rédaction ;
  • Pensez à choisir un sujet qui vous passionne ! Ne vous laissez pas influencer par l’extérieur, faites ce choix pour vous. Sincèrement, si ce sujet ne m’avait pas un minimum passionnée, je n’aurais jamais tenu. Le jury a d’ailleurs souligné ce point lors de ma défense, c’est dire s’il a joué dans ma rédaction ;
  • Et surtout, surtout, ne vous découragez pas !

Avec le recul, encore une fois, je ressors de cette expérience fière de moi. Il est important de le souligner vu que cela arrive environ tous les lustres. J’ai réussi à écrire un mémoire de 90 pages sur un sujet qui a été peu étudié avec un total de 20 interviews d’acteurs du secteur de l’édition et de l’auto-édition et ce, totalement seule. En tout cas, sans l’intervention de mon directeur de mémoire ou d’autres membres de la faculté. Alors oui, les défauts sont nombreux. J’en ai conscience. Je ne serai certainement jamais totalement satisfaite de ce que j’ai réalisé. Parce que j’attendais plus, j’attendais de pouvoir révolutionner le secteur et changer les mentalités en tous sens (haha). Mais je pense avoir apporté ma petite pierre à l’édifice en l’espace d’un an. Et ça, c’est déjà très bien !

Je voulais également profiter de ce petit article pour remercier les nombreuses personnes qui ont accepté de répondre à mes questions mais également tous ceux qui ont retweetés mes demandes, qui m’ont soutenue à un moment ou à un autre. Bref, c’est vous tous qui avez fait de ce mémoire une réussite également !

Pour entrer un peu plus dans la thématique, mon mémoire traite de l’auto-édition et plus particulièrement des opportunités et des limites de l’auto-édition en France et en Belgique. J’ai reçu une seule et unique contrainte de mon directeur de mémoire qui voulait absolument que je retrace la chaîne du livre auto-édité et que je la mette en relation avec la chaîne « traditionnelle » du livre. C’est pourquoi j’ai dû, un peu par défaut, respecter cette demande. Vous avez déjà pu lire mes conclusions dans cet article.

Si vous désirez jeter un œil à ce merveilleux travail (haha), n’hésitez pas à revenir vers moi, par mail, en commentaire ou sur les réseaux sociaux. Après réflexion, j’ai décidé de finalement le partager avec vous. J’ai peur, parce que j’aurais voulu qu’il soit différent. J’ai peur aussi parce qu’il a peu été lu, excepté par moi. Mais j’ai réussi, et je pense que certaines parties pourraient aider l’un ou l’autre auteur parmi vous, sait-on jamais ?

N’hésitez pas à me demander et à me donner votre avis surtout ! Etant donné que je n’ai pratiquement pas eu de retours critiques dessus, je suis toujours intéressée de savoir ce qu’il vaut pour les autres !


 

Mon mémoire sur l’auto-édition – Les conclusions

Mon mémoire sur l'auto-édition

Vous le savez certainement, mon mémoire de fin d’études a porté sur l’auto-édition et sur les opportunités et les limites de ce type d’édition en France et en Belgique. Avant de vous partager le fichier complet pour ceux qui le veulent, je voulais d’abord vous proposer un petit article récapitulatif qui reprend globalement l’ensemble de ma conclusion.

Pour commencer, il faut savoir que grâce au développement de l’édition numérique, le monde littéraire évolue vers de nouveaux modèles économiques. L’auto-édition fait partie de ces émergences. Les enjeux qui ont amené son essor sont multiples. Technologiquement, les évolutions sont telles que l’édition « traditionnelle » a d’abord été impactée. L’impression à la demande est certainement celle qui a permis à l’auto-édition de se démocratiser, particulièrement dans sa forme papier. L’édition numérique a permis un partage plus rapide des ouvrages. En outre, ceux-ci jouissent d’un prix diminué dans l’auto-édition lié à la dématérialisation de l’œuvre. L’auto-édition répond actuellement à une demande. Elle offre aux auteurs la possibilité de se positionner dans le secteur de l’édition. Du côté des lecteurs, elle leur permet d’acheter légalement des ouvrages numériques à bas prix.

Les auteurs auto-édités interrogés ont mis en exergue un phénomène propre à l’édition numérique, ainsi qu’à l’auto-édition : il n’existe désormais plus une seule et unique chaîne du livre. Les biais de production et de distribution/diffusion se sont multipliés. De cette manière, de nouveaux acteurs sont apparus tant dans l’édition « traditionnelle » que dans l’auto-édition. Les auteurs détiennent désormais de multiples possibilités pour éditer leurs ouvrages.

Ma partie pratique a consisté en une analyse de la chaîne du livre auto-édité qui a offert une vision des opportunités disponibles pour les auteurs. Pour chaque étape de la chaîne, l’auteur jouit à présent de possibilités lui permettant de proposer un ouvrage, sensiblement très proche de ceux issus de l’édition « traditionnelle ». La production éditoriale reste évidemment une étape essentielle. De fait, un auteur auto-édité est avant tout un auteur. Toutefois, être auteur n’est pas un don que tout un chacun possède. Des perfectionnements grâce à des cours sont possibles. Généralement, l’auteur est avant tout amené à s’entourer afin de ne pas rester autocentré sur son ouvrage. De ce fait, les correcteurs et les bêta-lecteurs sont des personnalités importantes à l’auteur auto-édité.

Lors de mes analyses, je me suis rendu compte que les possibilités d’édition sont nombreuses pour les auteurs. C’est pourquoi j’ai créé une chaîne du livre auto-édité. Ce schéma démontre que les voies de fabrication de l’ouvrage numérique et papier sont diverses. Que ce soit en termes de forme ou de fond, les possibilités de création sont nombreuses. Elles dépendent des capacités de l’auteur à gérer les aspects techniques de son ouvrage. En outre, la voie de fabrication choisie déterminera la manière dont l’ouvrage sera ensuite distribué et diffusé. L’ensemble des maillons précédemment séparés dans l’édition « traditionnelle » sont dès lors rapprochés dans l’auto-édition.

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La promotion, quant à elle, devient une étape, si non l’étape la plus importante de la chaîne du livre. L’auteur est amené à constamment communiquer dans le but de se créer une image. Une stratégie est indispensable afin de se positionner au centre des nombreux autres auteurs auto-édités. La concurrence est désormais rude. Toutefois, l’auteur auto-édité bénéficient de nombreux outils afin d’assurer sa communication, comme les réseaux sociaux ou la participation à des événements littéraires. J’avais écrit un article à ce sujet si vous ne l’avez pas encore lu.

Au cours de mes recherches, j’ai également récolté la vision des professionnels du livre. Ces avis se sont révélés très divergents. D’aucuns affirment utiliser les plateformes d’auto-publication comme moyen de sélection de nouveaux manuscrits, comme Michel Lafon, d’autres assimilent toujours l’auto-édition assez négativement au « salon des refusés ».

D’autre part, une étude de l’avis d’acteurs du territoire belge m’a permis de relever une certaine retenue face à l’auto-édition. Alors que la France semble davantage encline à accepter son arrivée, le Belgique évoque une méfiance face à ce nouveau type d’édition. Plusieurs causes peuvent expliquer ce silence. Premièrement, le phénomène de l’auto-édition semble être moins appréhendé par les maisons d’édition belges étant donné la qualité artisanale associée à celles-ci. Deuxièmement, vu le peu de transferts réalisés entre les deux types d’édition par rapport à l’édition française, l’auto-édition semble avoir un impact moindre sur l’édition belge.

Toutefois, il est évident que les secteurs d’édition belge et français sont différents. La comparaison n’est donc pas optimale. Elle est également non exhaustive. Mais, de manière générale, cette réticence face à l’auto-édition sur le territoire belge nous a semblée flagrante.

En outre, les maisons d’édition à compte d’auteur ont su se positionner grâce à l’arrivée du numérique. Il convient à l’auteur de s’interroger sur ces pratiques. Les professionnels du livre sont unanimes à ce propos, il est préférable de favoriser l’auto-édition que l’édition à compte d’auteur !

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Photo by Juliette Leufke on Unsplash

Il semblerait donc que l’auto-édition présente moult opportunités et limites. Ces dernières dépendent des capacités de l’auteur à gérer l’ensemble du processus de production et de commercialisation de son ouvrage. Plusieurs réussites ont été observées dans l’auto-édition. Néanmoins, il est évident que tous les ouvrages auto-édités ne suivront pas la même tendance. En outre, les ambitions de chaque auteur varient bien que le transfert vers l’édition « traditionnelle » soit considéré comme l’aboutissement du projet par un grand nombre d’auteurs.

Etant donné la qualité récente de l’auto-édition sous sa forme contemporaine, à savoir, favorisée grâce au développement de l’édition numérique, il demeure plusieurs interrogations quant au futur de la pratique. Un statut d’auteur auto-édité pourrait-il un jour émerger ? L’édition à compte d’auteur est-elle amenée à disparaître face à la menace de l’auto-édition ? Des collaborations, autres que le rachat de titres auto-édités par l’édition « traditionnelle », sont-elles envisageables ?

À l’heure actuelle, l’auto-édition me semble véritablement en plein développement. La population écrit de plus en plus et est désireuse de rendre ses ouvrages disponibles à un large lectorat. Cette envie est désormais possible pour tout un chacun. L’auto-édition permet au monde de l’édition de s’ouvrir à tous les auteurs. Cette conséquence révèle des aspects positifs et négatifs que chaque lecteur est libre de relever.


Voilà qui est déjà terminé. J’espère que ce petit article vous a plu. Il survole évidemment le sujet, mon mémoire fait 90 pages, difficile de les résumer toutes !

N’hésitez pas à me donner votre avis, vos questions, vos remarques en commentaires ! Je suis curieuse 😀

Inhumanitas – Marie-Béatrice Ledent

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Je vous parle aujourd’hui d’un roman auto-édité que j’ai vraiment apprécié découvrir ! Inhumanitas est de ces romans qui vous font réfléchir et vous laisse pantois lorsque vous tournez la dernière page.

Eric Daniels est un agent du FBI. Lorsqu’il était petit, il a surpris un délit plutôt grave. Il a témoigné contre l’homme qui l’a commis et son témoignage a envoyé cet homme en prison. Plusieurs années plus tard, il se pourrait bien que cet homme puisse sauver un des membres de sa famille grâce à un don de moelle.

Que doit faire la justice ? Que doit faire le système ? Quel est le bon choix ? Un homme dans le couloir de la mort peut-il encore décider ou non de son pouvoir de sauver une vie ? Doit-on l’obliger à effectuer ce don de moelle ?

Les questions sont nombreuses et ce sont elles qui m’ont amenée à avoir beaucoup de difficultés à lâcher ce récit. L’histoire y est très justement construite. On ne peut s’empêcher d’en vouloir au système d’être aussi injuste. Les mots sont choisis de sorte qu’ils nous amènent à réfléchir. Au long des pages, on ne peut s’empêcher de se mettre dans la situation, de se demander ce que nous, nous aurions fait. Ce que nous aurions été prêts à tenter pour sauver un des nôtres, pour lui offrir ces nombreuses années de vie qui risquent de lui être injustement enlevées.

Je n’avais véritablement aucune idée de l’issue qu’allait donner Marie-Béatrice à cette histoire. J’ai été surprise, je dois vous l’avouer. Je ne vous en dirai rien, évidemment. Mais les rebondissements sont tellement nombreux que je refusais de croire que la fin était vraiment la fin. Je m’attendais à un autre retournement de situation, injuste. Ceux-là sont tellement nombreux !

En d’autres mots, j’ai passé un excellent moment avec ce roman. Je n’ai pas pu autant me concentrer que je l’aurais aimé car je l’ai commencé à un moment d’étude et de stress, mais je l’ai vraiment beaucoup aimé ! Les morales sont nombreuses et il amène sans conteste à réfléchir !

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Papotage #2 : « Il était une fois, l’auteur auto-édité et sa communication »

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Depuis quelques temps, impossible de ne pas être confronté à l’auto-édition. Je sais que vous êtes nombreux à vous lancer dans l’aventure et c’est tout à votre honneur. Toutefois, le fait que je sois blogueuse et que je m’intéresse de près à l’auto-édition vu que c’est (un peu) mon sujet de mémoire m’a amené à réfléchir grandement à cette pratique.

Ceux qui ont auto-édité leur roman le savent, il ne suffit pas de disposer le livre sur une librairie en ligne pour qu’il soit acheté. Actuellement, la concurrence dans le monde de l’auto-édition est de plus en plus importante de sorte que se démarquer est indispensable. Pour se démarquer, la communication est sans aucun doute une des étapes de la chaîne à travailler le plus possible. C’est aussi celle qui prend le plus de temps et qui est parfois la plus redoutée par les auteurs auto-édités.

J’ai décidé de créer ce petit article pour vous donner quelques conseils qui pourraient vous aider à y voir plus clair et à préparer un maximum cette étape non-négligeable de la chaîne du livre. Il existe désormais de nombreux outils accessibles aux auteurs auto-édités de sorte qu’on attend d’eux un professionnalisme certain. La communication est une matière en soi, un métier nécessitant un certain talent. De petites ou grosses erreurs peuvent rapidement être produites et risquent de vous décrédibiliser complètement !

Evidemment, je n’ai toujours pas la science infuse, je ne présente donc pas une liste exhaustive. Je vous parle librement de mon ressenti et de mes petites connaissances.


1. Planifiez votre communication à l’aide d’un rétroplanning

Nul besoin de vous le répéter, mais je le fais quand même : préparer sa promotion est indispensable. Arriver à la date de la sortie de son roman sans l’avoir préparée un minimum fera un flop, je crains de devoir vous le dire.

Comment la planifier ?

Sur un calendrier, mettez en évidence les dates clés dans la création de votre ouvrage et les événements qui doivent être annoncés à vos lecteurs. Vous pourrez de cette manière vous rendre parfaitement compte des moments à partager avec eux.

Préparez peut-être un mailing à vos contacts privés pour annoncer la sortie future de votre roman si vous désirez le partager autour de vous. Soignez vos communications sur les réseaux à ce propos, nous y reviendrons. Planifier votre promotion vous permettra de préparer en amont des demandes aux journalistes/blogueurs avant le jour J.

Si vous savez que votre livre est particulièrement attendu parce que vous en avez déjà publié plusieurs et que vos lecteurs vous sont fidèles, utilisez la précommande afin de générer l’envie et communiquez à ce sujet ! Planifier de manière logique votre communication vous permettra de susciter un entrain à propos de votre livre.

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Photo by Brooke Lark on Unsplash

2. Utilisez le web 2.0 sans être à 100 % auto-centré

Evidemment, il faut parler de vous. Mais ne faites pas que ça, au risque de paraître pour un auteur égocentrique qui repoussera les lecteurs. Profitez de Twitter pour vous ouvrir à la communauté auto-éditée qui y est omniprésente. Partagez avec eux et n’hésitez pas à les retweeter. N’hésitez pas également à discuter avec les blogueurs présents (sans les étouffer). Donnez envie aux gens de vous découvrir et de découvrir vos écrits en subtilité, sans les obliger à venir vous lire.

Utilisez Facebook en créant une page auteur lié à votre compte personnel. De cette manière, vous pourrez facilement partager vos activités d’auteur avec vos proches et avec vos lecteurs. Sachez que l’algorithme de Facebook attend de vous que vous publiiez un maximum (au moins 3 à 4 fois par semaine) pour qu’il vous mette en avant. Et oui, toutes vos publications ne sont pas diffusées sur le fil d’actualité de toutes les personnes qui vous likent, au contraire ! Sachant cela, vous pouvez parfaitement préparer vos publications Facebook en amont et les programmer afin qu’elles soient visibles aux meilleures heures de consultation (vous retrouvez les jolis graphiques rapidement sur votre compte). Vous pouvez vous dire, par exemple, cette semaine je vais : parler d’un personnage de mon livre avec un visuel (toujours un visuel sur Facebook !), proposer une citation de mon roman, partager la photo d’un lecteur en pleine lecture de mon roman, expliquer une particularité de mon processus d’écriture, présenter une lecture que j’ai particulièrement aimée dernièrement, etc. Il existe 1001 façons de susciter l’intérêt ! Si vous décidez de sponsoriser certaines publications, prenez garde et renseignez-vous un maximum sur la pratique avant de vous faire rouler. Une erreur de clic peut très vite arriver !

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Photo by William Iven on Unsplash

Si vous êtes particulièrement créatif, ou que vous avez juste envie de partager en photo vos activités d’auteur, profitez d’Instagram pour vous exprimer ! Vous pourrez sans aucun doute y trouver un autre public de lecteurs mais veillez également à publier régulièrement. Evidemment, de jolies photos avec une mise en scène intéressante sont toujours appréciées. Ce n’est pas pour autant qu’il faut nécessairement être un artiste pour s’y installer. Soyez qui vous êtes sur les réseaux !

Vous pouvez également ouvrir un blog d’auteur si l’envie vous dit. Vous pourrez l’utiliser comme une vitrine ou y publier régulièrement à propos de vous et vos livres ou pourquoi pas, d’y parler d’autres auteurs et livres qui vous ont plu.

Vous l’aurez compris, il est essentiel d’éviter de parler constamment de soi ! Evitez les posts uniquement programmés (surtout sur Twitter) qui présentent joliment (ou non) vos liens Amazon, Kobo et j’en passe. Pire encore, ce genre de post adressé personnellement avec le @ à tout qui vous rencontrer sur Twitter. Cela vous décrédibilisera complètement ! Vous pouvez en préparer mais évitez de le faire H24 sans relayer d’autres informations.

3. Pensez à la communication aux blogueurs/journalistes

Les blogueurs sont désormais considérés par beaucoup à l’égal des journalistes dans le monde de la littérature. Toutefois, sachez que la très grande partie des blogueurs littéraires font cette activité par passion et en complément de leur emploi du temps parfois très chargé (je parle pour moi, mais d’autres partageront sans doute cette idée). Alors que d’autres mondes, comme la mode, la beauté ou l’humour recueillent de blogueuses/eurs rémunérés, ceux-ci sont rares dans la littérature. Il est donc indispensable de ne pas forcer les blogueurs et de les traiter avec le plus grand soin. Intéressez-vous un minimum à eux avant de leur proposer votre ouvrage. Vous pouvez, par exemple, les contacter par email tout en commençant par le leur adresser personnellement par leur prénom. Rien de mieux, croyez-moi ! Je vous propose de lire cet article de l’Evasion littéraire qui vous donnera tous les conseils nécessaires !

Vous vous en doutez, s’il est déjà parfois compliqué d’obtenir une réponse d’un blogueur lorsque le mail est mal formulé, atteindre un journaliste est pratiquement impossible. Rien ne vous empêche toutefois de tenter l’aventure, préparez un communiqué de presse et envoyez-le à quelques journalistes. Je privilégierais les journaux et radios locaux, les associations locales. Bref, ne visez pas trop haut au départ. Aucun auteur à ma connaissance n’a été publié dans Le Monde ou Le Soir après l’envoi d’un simple communiqué de presse !

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Photo by Corinne Kutz on Unsplash

4. Participez à des rencontres d’auteurs/lecteurs

Profitez des événements littéraires pour vous faire connaître et pour rencontrer vos (futurs) lecteurs. Pourquoi ne pas participer à un des nombreux marchés de l’auto-édition organisés en France ? Des événements littéraires sont peut-être organisés dans votre région, renseignez-vous ! Certaines librairies (surtout en France) commencent à accepter les auteurs auto-édités en leur sein, contactez-les pour pouvoir y faire dédicacer vos livres durant une journée (certaines vous demanderont peut-être une commission sur la vente des livres, renseignez-vous soigneusement) !


En bref


A faire
  • Préparer sa communication dès le processus d’écriture du roman et ne jamais s’arrêter ! La communication est une activité qui se met en place sur la durée et ne prend jamais fin !
  • Utiliser le web 2.0 de manière réfléchie tout en étant spontané (je sais, je vous en demande beaucoup)
  • Enormément s’intéresser aux personnes qui vous entourent : les blogueurs, les autres auteurs, et surtout, vos lecteurs !
A ne pas faire
  • Rester centré sur vous-mêmes, dans votre bulle sans prendre conscience des autres autour de vous !
  • Créer des publications en masse qui visent uniquement à présenter les liens de vos romans, que ce soit en public ou en privé. Pour être honnête, je ne réponds plus aux emails d’auteurs présentant uniquement le résumé du livre et le lien Amazon sans un bonjour ou une explication quelconque (pareil sur Twitter ou sur Facebook). Personnellement, je préfère consacrer du temps aux auteurs qui font la démarche de chercher qui je suis qu’aux autres.

Surtout, ne vous démoralisez pas trop vite si vous voyez que tout ne vas pas comme vous le voulez. On apprend toujours de ses erreurs, l’important est d’en prendre conscience !

Une des qualités principales de l’auto-édition est qu’elle met directement en relation l’auteur et le lecteur. Profitez de cette proximité et soyez en contact permanent (pensez à dormir la nuit quand même) avec votre public, sans jouer de rôle. Comme je l’ai dit, soyez qui vous êtes sur les réseaux afin qu’ils reflètent votre personnalité !


J’espère que ce petit article vous aura plu et qu’il aidera certains à y voir plus clair ! N’hésitez pas si vous avez d’autres questions. Il est évidemment compliqué d’aborder tous les aspects en se limitant un minimum dans la longueur !

Je vous parle d’un temps – La Pieuvre

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Aujourd’hui, je vous écris pour vous parler d’un recueil de nouvelles que j’ai été plus que ravie de découvrir en à peine quelques heures. Je remercie les 12 autres de ce joli projet de m’avoir proposé de le lire car j’ai passé un excellent moment avec leurs différentes plumes.

« Je vous parle d’un temps » est un projet solidaire mis en place par 12 auteurs auto-édités qui écrivent sous le pseudonyme commun de « La pieuvre » et dont les bénéfices générés seront reversés à l’Association des Lauréates de la Fondation ELLE œuvrant pour l’émancipation des femmes. Voilà donc une excellente raison de vous procurer cet ouvrage disponible à mini prix.

Mais, me direz-vous, pourquoi devons-nous le lire ?

C’est bien simple, parce que moi qui croyais ne pas du tout accrocher à format de la nouvelle, j’ai été conquise. Alors oui, j’ai déjà lu quelques nouvelles dans ma vie, mais ce n’est pas un genre vers lequel je vais habituellement. Du coup, quand j’ai eu cet ouvrage entre les mains, j’étais intriguée de savoir si j’allais accrocher ou pas. Et la réponse est positive. Bien entendu, je connaissais certains auteurs présents dans cet ouvrage, mais je dois avouer que tous m’ont touchée d’une de manière ou d’une autre, ce qui est assez rare pour être souligné vu que cela est rarement le cas.

Toutes ces nouvelles, vous l’aurez deviné, parlent du temps qui passe, qui est révolu ou encore qui est à venir. Chaque auteur, de par sa plume personnelle, traite le sujet avec beaucoup de talent. J’ai trouvé l’agencement des nouvelles parfaitement pensé. On passe avec plaisir d’un monde post-apocalyptique à une histoire contemporaine. Il est évident qu’il y en a pour tout le monde dans cet ouvrage et je salue le travail de chaque auteur. On ressent comme un lien d’amitié entre chacune de ces histoires et ça, c’est très beau.

J’ai eu un petit faible pour la toute première nouvelle, celle de Solenne Hernandez qui conte l’histoire de Rose et Garance et qui m’a juste éblouie de par sa magie et sa singularité. J’ai retrouvé un peu de la poésie de Mathias Malzieu dans cette nouvelle et j’ai juste été conquise. Elle ne m’a que donné encore davantage envie de lire la suite.

Vous l’aurez compris, je ne soutiens pas seulement ce projet parce qu’il est solidaire et qu’acheter cet ouvrage vous permettra de faire un geste pour une bonne cause mais aussi parce que l’auto-édition y est mêlé ce qui rend ce projet encore plus beau. J’espère que vous vous laisserez tenter par cette découverte et j’espère que comme moi, vous ne serez pas déçus par ces différents voyages à travers le temps !

12 nouvelles, 12 univers, 12 auteurs

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Ce qui nous oppose – Nina Frey

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Ahhh, ma Nina, cette demoiselle est sans conteste une des plus belles découvertes que j’ai pu faire sur la blogo. J’ai en effet eu l’occasion de découvrir l’histoire de « Ce qui nous oppose » il y a plusieurs mois maintenant lorsque Nina a commencé l’écriture de son roman. J’ai adoré suivre les péripéties de Tina et Max. J’ai tellement aimé les retrouver dans ce livre !

Je remercie chaleureusement Nina pour sa confiance et sa proposition de me faire découvrir ce sublime roman en avant-première. Je suis tellement désolée d’avoir pris autant de temps dans mes lectures ces derniers temps (et d’avoir dû mettre le blog un minimum en pause pour pouvoir réussir à sortir de mes examens en vie). Mais je suis tout de même ravie de vous en parler aujourd’hui, bien que la date de sortie soit déjà passée. L’avantage, c’est que vous pouvez vous le procurer sans attendre !

L’histoire de Tina et Max, c’est un tourbillon magique qui vous emporte et avec lequel vous ne savez pas dans quel état vous allez terminer. Ces êtres que tout oppose sont capables de vous retourner en un instant. Ils risquent de vous faire un peu mal au cœur, mais la lecture vaut tellement le coup qu’il serait dommage de ne pas risquer d’avoir mal quelques instants.

J’ai été subjuguée par le travail que Nina a fait sur ce roman. Dès les premières lignes j’ai été éblouie, sincèrement ! Il a été parfaitement retravaillé. Les mots sont choisis avec soin. Ils sont calculés de manière à donner une dimension réaliste, vraie et romantique au récit. Il m’arrive souvent de lire des New Adult qui se ressemblent, qui pourraient presque avoir été écrits par le même auteur tellement le schéma est classique et les tournures sont similaires. Ici, rien de tel, tout est parfait à tel point que ces éléments amènent ce roman à se différencier des autres.

Les personnages se cherchent pendant une partie du récit ce qui ne le rend pas trop facile. J’en ai marre des gens qui se sautent dessus après 3 pages. Dans ce roman, c’est la différence qui va les réunir. J’ai aimé ce beau et tendre message.

Le décor lui aussi est pour le moins singulier. Cette histoire se déroule à Paris, ce qui change des habituelles autres qui se passent souvent aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne (oui, on ressent un peu ma lassitude générale, pas vrai ?). J’ai aimé découvrir les différents endroits dans lesquels nous emmène Nina à travers ses personnages.

En conclusion, ce roman est une pépite. Je suis tellement fière de ce que Nina a pu réaliser avec son histoire qui lui tenait tellement à cœur. Je sais qu’elle a dû y travailler d’arrache-pied et ça ne rend que ce roman encore plus beau de savoir que tout y a été pensé pour nous ravir. Cette histoire ne ressemble pas aux autres, c’est pour cette raison que je l’ai tant aimée ! Ce roman est ce que j’appelle une auto-édition réussie. Tout y est réuni pour qu’il devienne un succès et c’est tout ce que je souhaite à ma chère Nina. Il me reste un souhait, pouvoir en lire rapidement un nouveau.

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Cycle de Xhól #3 : Un meurtre princier – Cécile Chabot

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Je remercie tout d’abord l’auteure pour sa confiance dans l’envoi de ce roman. Je dois être honnête, j’ai eu peur avant de commencer ce récit. Quand j’ai vu qu’il était question d’un polar maya se déroulant au 7e siècle après Jésus-Christ, je ne savais pas à quoi m’attendre, ni si j’allais accrocher à ce genre de lecture. En vous posant le décor, vous vous doutez que je ne suis absolument pas habituée à lire ce genre d’histoire. Pourtant, j’ai été agréablement surprise.

Pour être honnête, encore une fois, j’ai eu un peu de mal au début à entrer dans l’histoire. En fait, c’est surtout les noms des personnages un peu compliqués qui m’ont perturbée. J’ai vraiment eu du mal tout au long du récit à suivre qui était qui (surtout qu’ils sont nombreux !). Il faut dire que je ne suis pas des plus concentrées lors de mes pauses lecture étant donné que je suis en période d’examens et que je lis donc pour m’évader de mes cours. Ce roman demande un minimum de concentration que je n’étais pas toujours en mesure de pouvoir fournir ! Toutefois, j’ai réussi à m’en sortir avec mes demi-neurones, vous devriez facilement en faire autant !

Malheureusement, mais heureusement pour vous parce que je vous préviens, il existe une liste des personnages à la fin du roman. Si j’avais su, cela m’aurait sans aucun doute facilité la lecture. J’ai aimé le petit plan au début qui présente visuellement la future histoire qui va prendre forme par après.

Malgré ces quelques petits soucis, j’ai été agréablement surprise de voir à quel point je suis rentrée dans l’histoire ! J’ai trouvé l’écriture extrêmement fluide, ce qui doit être un sacré exercice vu l’époque et l’originalité de l’histoire. La qualité est vraiment surprenante. L’histoire qui est entreprise par Cécile Chabot est ambitieuse. L’auteure a construit son idée sur une série de 17 nouvelles qui constitueront l’ensemble du Cycle de Xhòl. Celle-ci est la 3e mais toutes peuvent être lues de manière indépendante étant donné qu’elles exposent à chaque fois une intrigue à part entière. J’ai parfaitement ressenti la passion de l’auteure pour cette thématique. L’introduction au départ pose les bases de l’inspiration de cette histoire et la lecture ne fait que confirmer cette passion de l’auteure.

Ce roman (j’en parle comme un roman parce que pour moi il y ressemble davantage qu’à une nouvelle) est parfait si vous désirez découvrir un autre genre littéraire que ceux que vous avez l’habitude de vivre. Je n’avais jamais lu de livre de ce genre et la surprise (agréable !) a été totale ! Je vous le recommande. Il est sans conteste un roman auto-édité de qualité !

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