Inhumanitas – Marie-Béatrice Ledent

Inhumanitas-Marie-Béatrice_Ledent

mon-avis-3

Je vous parle aujourd’hui d’un roman auto-édité que j’ai vraiment apprécié découvrir ! Inhumanitas est de ces romans qui vous font réfléchir et vous laisse pantois lorsque vous tournez la dernière page.

Eric Daniels est un agent du FBI. Lorsqu’il était petit, il a surpris un délit plutôt grave. Il a témoigné contre l’homme qui l’a commis et son témoignage a envoyé cet homme en prison. Plusieurs années plus tard, il se pourrait bien que cet homme puisse sauver un des membres de sa famille grâce à un don de moelle.

Que doit faire la justice ? Que doit faire le système ? Quel est le bon choix ? Un homme dans le couloir de la mort peut-il encore décider ou non de son pouvoir de sauver une vie ? Doit-on l’obliger à effectuer ce don de moelle ?

Les questions sont nombreuses et ce sont elles qui m’ont amenée à avoir beaucoup de difficultés à lâcher ce récit. L’histoire y est très justement construite. On ne peut s’empêcher d’en vouloir au système d’être aussi injuste. Les mots sont choisis de sorte qu’ils nous amènent à réfléchir. Au long des pages, on ne peut s’empêcher de se mettre dans la situation, de se demander ce que nous, nous aurions fait. Ce que nous aurions été prêts à tenter pour sauver un des nôtres, pour lui offrir ces nombreuses années de vie qui risquent de lui être injustement enlevées.

Je n’avais véritablement aucune idée de l’issue qu’allait donner Marie-Béatrice à cette histoire. J’ai été surprise, je dois vous l’avouer. Je ne vous en dirai rien, évidemment. Mais les rebondissements sont tellement nombreux que je refusais de croire que la fin était vraiment la fin. Je m’attendais à un autre retournement de situation, injuste. Ceux-là sont tellement nombreux !

En d’autres mots, j’ai passé un excellent moment avec ce roman. Je n’ai pas pu autant me concentrer que je l’aurais aimé car je l’ai commencé à un moment d’étude et de stress, mais je l’ai vraiment beaucoup aimé ! Les morales sont nombreuses et il amène sans conteste à réfléchir !

4-plumes

Publicités

Secrets Mortels : L’intégrale – Sam Carda

secrets-mortels-sam-carda

mon-avis-3

Je clôture avec Sam Carda ma troisième lecture auto-éditée. Alors j’avoue, j’ai laissé traîner celle-ci un petit moment. Non pas parce que le roman était mauvais, loin de là. Seulement, j’avais reçu de la part de l’auteur l’ensemble des trois saisons qui composent sa série « Secrets Mortels » et j’ai préféré faire une pause entre tous les tomes afin d’éviter l’overdose (ce qui serait un comble vu la nature du texte !)

J’aimerais beaucoup vous dresser rapidement le topo de l’histoire, mais je dois être honnête, je préfère vous en laisser la totale surprise et surtout, il serait tellement compliqué de résumer ces trois romans étant donné le nombre de rebondissements qui peuvent avoir lieu d’une page à l’autre.

Quoi qu’il en soit, j’ai passé un très bon moment avec la plume de Sam et la foule de personnages qu’il nous présente dans ces trois saisons ! Il est vrai que ces romans traitant d’histoires de famille, les retournements de situation sont parfois nombreux, peut-être un peu trop. J’avoue, alors que j’étais très assidue pour les deux premiers tomes, j’ai eu parfois un peu de mal à certains endroits vers la fin de la saison où les sauts dans le temps sont nombreux. J’ai parfois dû m’accrocher pour rester dans la course.

Toutefois, malgré ces éléments de l’histoire qui ont pu me perturber, je trouve que pour un roman auto-édité, le travail orthographique et de structure du texte est très bon ! Il est important de le souligner car Dieu sait qu’un roman peut contenir de nombreuses fautes s’il n’est pas travaillé correctement, que ce soit un roman auto-édité ou édité de manière « traditionnelle » d’ailleurs. Je n’incombe pas l’Auteur, seulement tout le monde sait que à force de rester sur le même texte pendant des mois, on en vient à ne plus déceler ses erreurs. Je me dois toutefois de pointer deux fautes, les mêmes, qui m’ont fait piquer les yeux. Le fameux « vielle » sans ses deux béquilles (ii). Mais rien de plus alarmant à ce niveau ! Mes amies diraient que vous êtes chanceux, Monsieur Carda, car je suis connue pour être une ortho-freak (j’assume le terme !). Je vais essayer d’éviter d’en cribler ma chronique, j’aurais l’air bien bête !

Un autre élément m’a peut-être un peu perturbée pendant ma lecture. En effet, nous nous retrouvons à suivre les aventures de familles pour le moins aisées qui ont un langage assez soutenu, des structures de phrases assez travaillées que j’aurais parfois du mal à imaginer dire à voix haute. Je trouve dommage que tous aient eu la même typologie de langage, j’aurais essayé de travailler différemment les concierges-dames de ménage afin de donner un peu de relief au texte (mais qui suis-je pour juger, moi qui n’ai jamais réussi à passer le chapitre 15 de l’écriture d’un roman ?)

D’ailleurs, en parlant de chapitres, j’avoue avoir été perturbée par l’absence de numérotation. Rien de grave, de nouveau, mais je suis juste habituée à m’arrêter à la fin d’un chapitre lorsque je m’accorde un moment de lecture. Ici, je n’en ai que rarement eu l’occasion, j’ai dû parfois m’arrêter au milieu du texte étant donné la fermeture imminente de mes petits yeux !

Bref, je voudrais souligner le travail incroyable dont a fait preuve Sam Carda pour monter cette histoire pleine d’action(s), à prendre au singulier ou au pluriel. Si vous êtes amateurs d’histoires familiales, de secrets, de mensonges, de retournements de situation plus improbables les uns que les autres, plongez-vous dans cette trilogie, vous ne devriez pas être déçus.

3-plumes