Je vous parle d’un temps – La Pieuvre

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Aujourd’hui, je vous écris pour vous parler d’un recueil de nouvelles que j’ai été plus que ravie de découvrir en à peine quelques heures. Je remercie les 12 autres de ce joli projet de m’avoir proposé de le lire car j’ai passé un excellent moment avec leurs différentes plumes.

« Je vous parle d’un temps » est un projet solidaire mis en place par 12 auteurs auto-édités qui écrivent sous le pseudonyme commun de « La pieuvre » et dont les bénéfices générés seront reversés à l’Association des Lauréates de la Fondation ELLE œuvrant pour l’émancipation des femmes. Voilà donc une excellente raison de vous procurer cet ouvrage disponible à mini prix.

Mais, me direz-vous, pourquoi devons-nous le lire ?

C’est bien simple, parce que moi qui croyais ne pas du tout accrocher à format de la nouvelle, j’ai été conquise. Alors oui, j’ai déjà lu quelques nouvelles dans ma vie, mais ce n’est pas un genre vers lequel je vais habituellement. Du coup, quand j’ai eu cet ouvrage entre les mains, j’étais intriguée de savoir si j’allais accrocher ou pas. Et la réponse est positive. Bien entendu, je connaissais certains auteurs présents dans cet ouvrage, mais je dois avouer que tous m’ont touchée d’une de manière ou d’une autre, ce qui est assez rare pour être souligné vu que cela est rarement le cas.

Toutes ces nouvelles, vous l’aurez deviné, parlent du temps qui passe, qui est révolu ou encore qui est à venir. Chaque auteur, de par sa plume personnelle, traite le sujet avec beaucoup de talent. J’ai trouvé l’agencement des nouvelles parfaitement pensé. On passe avec plaisir d’un monde post-apocalyptique à une histoire contemporaine. Il est évident qu’il y en a pour tout le monde dans cet ouvrage et je salue le travail de chaque auteur. On ressent comme un lien d’amitié entre chacune de ces histoires et ça, c’est très beau.

J’ai eu un petit faible pour la toute première nouvelle, celle de Solenne Hernandez qui conte l’histoire de Rose et Garance et qui m’a juste éblouie de par sa magie et sa singularité. J’ai retrouvé un peu de la poésie de Mathias Malzieu dans cette nouvelle et j’ai juste été conquise. Elle ne m’a que donné encore davantage envie de lire la suite.

Vous l’aurez compris, je ne soutiens pas seulement ce projet parce qu’il est solidaire et qu’acheter cet ouvrage vous permettra de faire un geste pour une bonne cause mais aussi parce que l’auto-édition y est mêlé ce qui rend ce projet encore plus beau. J’espère que vous vous laisserez tenter par cette découverte et j’espère que comme moi, vous ne serez pas déçus par ces différents voyages à travers le temps !

12 nouvelles, 12 univers, 12 auteurs

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Tinder Surprise – Ana Ker

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Je vous propose aujourd’hui mon avis sur Tinder Surprise, un roman dont le titre m’avait vraiment fait sourire lorsque je l’avais aperçu sur les réseaux sociaux d’Albin Michel. Alors lorsque Babelio m’a contacté afin de le chroniquer grâce à une masse critique privilégiée, j’ai sauté sur l’occasion de le découvrir.

J’avoue, je ressors un peu mitigée de cette lecture. Au vu du spitch et du résumé, je m’attendais à une bonne vieille lecture chick-lit avec beaucoup d’humour et de situations cocasses à vous faire éclater de rire. Un roman tel que la série L’accro du shopping quoi. Oui, j’avais mis la barre un peu haut, personne n’égalera jamais Becky dans mon cœur, mais j’avais envie d’y croire. En effet, une jeune femme qui décide de s’inscrire sur Tinder pour trouver l’homme de sa vie en 10 jours devrait se rapprocher de ce genre de livre, selon moi.

Au final, j’ai souri à certains moments, j’ai trouvé certaines situations drôles, d’autres qui ont essayé de l’être mais qui ne m’ont pas vraiment fait éclater de rire. Bref, je crois que ce qui m’a dérangé dès le départ est que l’héroïne, Joséphine Simon, tente de trouver l’âme sœur sur l’application, mais qu’elle s’invente 1001 vies et raconte mensonges sur mensonges à ses prétendants. Du coup, j’ai un peu eu du mal à croire qu’on puisse espérer trouver l’homme de sa vie en lui mentant dès la première conversation.

Je dois vous avouer, j’ai été une candidate telle que Joséphine il y a un an de cela. Je ne voulais pas trouver l’homme de ma vie, je vous rassure, je n’y crois pas ! Mais mon expérience m’a donné envie de découvrir si ses galères avaient été similaires aux miennes. Au final, je ne sais pas tellement pourquoi mais je me suis très peu retrouvée dans ses aventures et j’ai trouvé ça dommage. Pourtant, il m’en est arrivé des histoires cocasses sur cette application, tellement que j’aurais pu aussi en écrire un livre (ou deux, ou dix).

J’ai aussi eu un peu de mal avec la dénomination « copine 1 », « copine 2 », etc. pour appeler ses amies qui n’ont donc pas de prénom. Peut-être que ce moyen est utilisé par l’auteure pour que le lecteur identifie ses propres connaissances dans les personnages mais moi, ça m’a perturbée, je me serais davantage attachée au récit si ces personnages avaient de « vrais » prénoms. Puis j’ai trouvé que ces fameuses copines, qui, dans ce genre de récit sont des personnages assez indispensables à la vie du roman, n’avaient pas de grandes personnalités et n’apportaient pas de plus au roman. C’est très dommage parce qu’avec les miennes, j’ai beaucoup ri (et parfois versé une larme) à raconter mes aventures sur Tinder.

Bon, je m’alarme mais au final j’ai passé un bon moment avec ce roman. L’histoire passe très vite, peut-être trop ? Selon moi, deux rencontres tous les soirs donnaient matière à étoffer davantage le récit. Quoi qu’il en soit, la présentation avec une espèce de fiche des hommes « testés » est sympathique. L’héroïne est gentillette même si j’ai peu apprécié le choix qu’elle fait à un certain moment (ceux qui le liront et me connaissent un minimum reconnaîtront vite l’instant). Bref, on passe un bon moment,  sans prise de tête. Ce à quoi je m’attendais en le commençant, même si j’en espérais un peu plus. Mon exigence est à nouveau intraitable.

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Ce qui nous oppose – Nina Frey

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Ahhh, ma Nina, cette demoiselle est sans conteste une des plus belles découvertes que j’ai pu faire sur la blogo. J’ai en effet eu l’occasion de découvrir l’histoire de « Ce qui nous oppose » il y a plusieurs mois maintenant lorsque Nina a commencé l’écriture de son roman. J’ai adoré suivre les péripéties de Tina et Max. J’ai tellement aimé les retrouver dans ce livre !

Je remercie chaleureusement Nina pour sa confiance et sa proposition de me faire découvrir ce sublime roman en avant-première. Je suis tellement désolée d’avoir pris autant de temps dans mes lectures ces derniers temps (et d’avoir dû mettre le blog un minimum en pause pour pouvoir réussir à sortir de mes examens en vie). Mais je suis tout de même ravie de vous en parler aujourd’hui, bien que la date de sortie soit déjà passée. L’avantage, c’est que vous pouvez vous le procurer sans attendre !

L’histoire de Tina et Max, c’est un tourbillon magique qui vous emporte et avec lequel vous ne savez pas dans quel état vous allez terminer. Ces êtres que tout oppose sont capables de vous retourner en un instant. Ils risquent de vous faire un peu mal au cœur, mais la lecture vaut tellement le coup qu’il serait dommage de ne pas risquer d’avoir mal quelques instants.

J’ai été subjuguée par le travail que Nina a fait sur ce roman. Dès les premières lignes j’ai été éblouie, sincèrement ! Il a été parfaitement retravaillé. Les mots sont choisis avec soin. Ils sont calculés de manière à donner une dimension réaliste, vraie et romantique au récit. Il m’arrive souvent de lire des New Adult qui se ressemblent, qui pourraient presque avoir été écrits par le même auteur tellement le schéma est classique et les tournures sont similaires. Ici, rien de tel, tout est parfait à tel point que ces éléments amènent ce roman à se différencier des autres.

Les personnages se cherchent pendant une partie du récit ce qui ne le rend pas trop facile. J’en ai marre des gens qui se sautent dessus après 3 pages. Dans ce roman, c’est la différence qui va les réunir. J’ai aimé ce beau et tendre message.

Le décor lui aussi est pour le moins singulier. Cette histoire se déroule à Paris, ce qui change des habituelles autres qui se passent souvent aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne (oui, on ressent un peu ma lassitude générale, pas vrai ?). J’ai aimé découvrir les différents endroits dans lesquels nous emmène Nina à travers ses personnages.

En conclusion, ce roman est une pépite. Je suis tellement fière de ce que Nina a pu réaliser avec son histoire qui lui tenait tellement à cœur. Je sais qu’elle a dû y travailler d’arrache-pied et ça ne rend que ce roman encore plus beau de savoir que tout y a été pensé pour nous ravir. Cette histoire ne ressemble pas aux autres, c’est pour cette raison que je l’ai tant aimée ! Ce roman est ce que j’appelle une auto-édition réussie. Tout y est réuni pour qu’il devienne un succès et c’est tout ce que je souhaite à ma chère Nina. Il me reste un souhait, pouvoir en lire rapidement un nouveau.

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Miss Cyclone – Laurence Peyrin

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Coup de cœur

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Je referme ce roman et je suis toute chamboulée. Comme je l’ai rarement été cette année. La dernière fois doit être pour Petits secrets, grands mensonges. Je voue un culte particulier aux romans qui arrivent à vous emporter dans une bulle à part de tout, en dehors de la vie réelle, dans une histoire qui vous retourne le cerveau de par sa simplicité et sa puissance. J’ai tellement peur de ne pas arriver à retranscrire les multiples émotions par lesquelles je suis passée lors de cette lecture, comme toujours avec des romans poignants de vérité et de beauté.

Revenons tout d’abord un peu sur cette fameuse histoire. Miss Cyclone est en fait le surnom de Angela, la demoiselle dont nous allons suivre l’histoire à New York à travers quelques faits importants de l’Histoire. Nous découvrons tout d’abord Angela avec sa meilleure amie, June au plein milieu de leur adolescence. Quelques instants après l’ouverture du roman, nous découvrons l’assassinat de John Lennon. Suivrons ensuite l’affaire Kennedy et l’effondrement des Tours du World Trade Center. Pendant ce temps, Angela grandit, découvre la vie, apprend que parfois, les choses ne sont pas toujours telles qu’elles devraient être.

J’ai été particulièrement ravie de retrouver un roman qui s’inscrit dans des faits réels. J’avoue, j’aime globalement tous les genres littéraires. Mais j’ai parfois besoin de retrouver des personnages qui vivent ce que je vis, qui s’inscrivent dans un temps, dans une histoire qui a eu lieu et qui continue d’avoir lieu et que j’ai parfois connue.

J’ai été tellement touchée par le destin glaçant et émouvant d’Angela. J’ai voulu la porter à bout de mes propres bras, la sauver de cette vie toute tracée qui était la sienne sans véritablement l’être. J’ai eu envie de lui montrer qu’elle aurait pu vivre tous ses autres rêves, ceux qui ne tournaient pas autour de sa famille. Finalement, je suis contente de connaître sa destinée, satisfaite qu’elle ait réussi à s’entourer des personnes qu’elle aime et qui l’aime en retour, pour la femme qu’elle est, entièrement.

Evidemment, le comportement des hommes m’a encore une fois fait enrager dans ce roman, quand bien même, il dépeint tellement la réalité que c’en est presque triste. Je voulais retrouver des personnages qui vivaient « un peu comme moi ». Et bien j’ai été servie.

Pourtant, cela ne m’a pas empêchée de savourer cette histoire jusqu’à la dernière ligne, jusqu’au dernier mot. Ceux-ci sont tellement parfaitement choisis qu’il est impossible d’en faire autrement. Tout est parfait. Les caractères des personnages les rendent singuliers. Les mots qui les décrivent leur appartiennent, comme s’ils avaient été créés pour eux. Les faits sont décrits de manière tellement réaliste. On s’y retrouve. On se promène avec les personnages sans se rendre compte d’être parti pour New York.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été subjuguée par ce roman. Tant par l’histoire qu’il décrit que par la manière dont il la décrit. On y retrouve plusieurs thèmes qui me tiennent à cœur, comme la musique (Bruce Springsteen y est cité, c’est dire si ce roman est génial !), mais également la découverte de soi, la famille et l’amour, même si ce dernier n’est pas toujours là où on aimerait qu’il soit. Lisez ce roman, ne laissez pas passer une telle merveille !

Je remercie Babelio pour l’organisation de la masse critique qui m’a permis de découvrir cette histoire et la maison d’édition pour l’envoi !

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Cycle de Xhól #3 : Un meurtre princier – Cécile Chabot

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Je remercie tout d’abord l’auteure pour sa confiance dans l’envoi de ce roman. Je dois être honnête, j’ai eu peur avant de commencer ce récit. Quand j’ai vu qu’il était question d’un polar maya se déroulant au 7e siècle après Jésus-Christ, je ne savais pas à quoi m’attendre, ni si j’allais accrocher à ce genre de lecture. En vous posant le décor, vous vous doutez que je ne suis absolument pas habituée à lire ce genre d’histoire. Pourtant, j’ai été agréablement surprise.

Pour être honnête, encore une fois, j’ai eu un peu de mal au début à entrer dans l’histoire. En fait, c’est surtout les noms des personnages un peu compliqués qui m’ont perturbée. J’ai vraiment eu du mal tout au long du récit à suivre qui était qui (surtout qu’ils sont nombreux !). Il faut dire que je ne suis pas des plus concentrées lors de mes pauses lecture étant donné que je suis en période d’examens et que je lis donc pour m’évader de mes cours. Ce roman demande un minimum de concentration que je n’étais pas toujours en mesure de pouvoir fournir ! Toutefois, j’ai réussi à m’en sortir avec mes demi-neurones, vous devriez facilement en faire autant !

Malheureusement, mais heureusement pour vous parce que je vous préviens, il existe une liste des personnages à la fin du roman. Si j’avais su, cela m’aurait sans aucun doute facilité la lecture. J’ai aimé le petit plan au début qui présente visuellement la future histoire qui va prendre forme par après.

Malgré ces quelques petits soucis, j’ai été agréablement surprise de voir à quel point je suis rentrée dans l’histoire ! J’ai trouvé l’écriture extrêmement fluide, ce qui doit être un sacré exercice vu l’époque et l’originalité de l’histoire. La qualité est vraiment surprenante. L’histoire qui est entreprise par Cécile Chabot est ambitieuse. L’auteure a construit son idée sur une série de 17 nouvelles qui constitueront l’ensemble du Cycle de Xhòl. Celle-ci est la 3e mais toutes peuvent être lues de manière indépendante étant donné qu’elles exposent à chaque fois une intrigue à part entière. J’ai parfaitement ressenti la passion de l’auteure pour cette thématique. L’introduction au départ pose les bases de l’inspiration de cette histoire et la lecture ne fait que confirmer cette passion de l’auteure.

Ce roman (j’en parle comme un roman parce que pour moi il y ressemble davantage qu’à une nouvelle) est parfait si vous désirez découvrir un autre genre littéraire que ceux que vous avez l’habitude de vivre. Je n’avais jamais lu de livre de ce genre et la surprise (agréable !) a été totale ! Je vous le recommande. Il est sans conteste un roman auto-édité de qualité !

3-plumes

 

Top 5 – Ces livres populaires qui m’ont déçue

Ces livres populaires qui m'ont déçue

Hello à tous,

On se retrouve en ce vendredi pour un nouveau top 5 ! Rappelez-vous, le top 5 est un événement bimensuel, organisé par LauraHarlowLudo et moi-même lors duquel nous vous proposons 5 romans en lien avec un thème tiré au sort.

Je dois avouer tristement que le thème de cette semaine m’a beaucoup inspirée. Je crois qu’on pourrait aisément me décerner la médaille de la gonzesse qui a du mal à apprécier les livres que tout le monde aime. L’histoire de ma vie. En vrai, je sens déjà les claques que certains vont me mettre avec cet article. Ne soyez pas méchants.

Ces livres populaires qui n’ont pas réussi à me plaire


The Air He Breathes – Brittainy Cherry. Un des mes parfois nombreuses déceptions Hugo Roman. Beaucoup d’éléments m’avaient déçue dans cette histoire. J’avais eu du mal à m’attacher aux personnages et aussi beaucoup de peine à être touchée par l’histoire pourtant très intense. Chronique.

La sélection – Kiera Cass. Une des déceptions pour laquelle j’ai été la plus gênée. En fait, j’avais commandé cette série à la bibliothèque de ma ville et les bibliothécaires l’avaient achetée rien que pour moi (bon, ils se doutaient qu’elle serait lue par d’autres lecteurs quand même!) J’ai fini par lire toute la série mais je n’ai pas été aussi subjuguée (à part par les couvertures) que les autres par cette histoire.

Les étoiles de Noss Head – Sophie Jomain. Une de mes premières déceptions sur la blogosphère ! Je m’en rappelle comme si c’était hier. Je reste persuadée de ne pas avoir lu la même version (je n’ai pas lu l’édition J’ai Lu pour Elle) que tous les autres parce que je ne comprends pas comment ce livre peut autant faire parler. Hannah m’a agacée, j’ai trouvé l’histoire peut intéressante. Bref, pas pour moi, malheureusement. Chronique.

Wallbanger – Alice Clayton. Une déception d’un week-end à 1000, je m’en rappelle encore aussi. J’avais vu de nombreux avis de gens hilares après cette lecture et pourtant, moi, j’ai à peine esquissé un sourire. J’avais trouvé tout trop. Juste trop. Chronique.

Si je reste – Gayle Forman. Et voici ma dernière déception de lecture commune. Je n’ai finalement jamais réussi à accrocher à un roman de Gayle Forman. J’ai pourtant essayé deux fois, avec celui-ci et avec Pour un jour avec toi. Chronique.


Voilà qui est déjà terminé. J’espère que si vous les avez lus, vous avez plus apprécié ces romans que moi ! 

Si l’envie vous prend de participer à ces Top 5 avec nous, voici les dates et les thèmes des prochaines sélections: 

Le 26 mai : Ces livres qui nous donnent faim (péché de gourmandise)
Le 9 juin : Ces univers cachés dans notre monde
Le 23 juin : Ces livres qui fêtent l’Été

Malgré les bombes – Albine Tangre

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Encore une chronique d’un roman auto-édité. Celui-ci me tenait tout particulièrement à cœur étant donné que je connais Albine Tangre suite à notre participation aux premiers concours de la plateforme d’écriture Fyctia ! Albine était même arrivée en finale grâce à l’une de ses histoires. Suite à cette aventure, nous avons gardé contact et quand j’ai vu qu’elle proposait à des blogueurs de lire un de ses œuvres, j’ai sauté sur l’occasion de découvrir celle-ci qui se déroule principalement pendant la Seconde Guerre Mondiale, une époque de l’Histoire qui me fascine particulièrement.

Dans ce livre, nous suivons l’histoire de plusieurs femmes à différentes périodes du temps, même si la plus grande partie du récit se déroule dans les années 1940. Cette histoire nous dépeint, sous forme de journal, la vie de Lison qui, suite au départ de son mari pour la guerre va se retrouver à travailler pour les Allemands et à craindre particulièrement tous les jours pour sa vie. Pourquoi, me direz-vous ? Et bien parce que Lison est juive et que son mariage avec Roger l’a protégée de la déportation.

Toutefois, rien ne va se passer comme prévu et il se pourrait bien que Lison tombe sous le charme d’un jeune et beau Allemand ce qui risque bien de compromettre tous ses plans.

J’ai trouvé l’histoire extrêmement bien contée et vous savez comme je suis devenue exigeante à ce niveau ces derniers temps. Voilà une année que je n’ai pas lu de récit d’Albine et je trouve que sa plume s’est magnifiquement transformée avec le temps.

J’ai toutefois trouvé que certaines parties de l’histoire était un peu trop rapide. Je n’aurais pas été contre certaines pages d’explication et de mise en contexte. Autant le roman se dévore en quelques heures, autant j’aurais vraiment aimé quelques pages de plus pour véritablement me fondre dans la période qui est une époque de l’Histoire qui, selon moi, demande de nombreuses mises en contexte et explication.

Quoiqu’il en soit, je vous  conseille vivement ce roman qui a été une sublime découverte pour moi ! N’attendez pas !

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Secrets Mortels : L’intégrale – Sam Carda

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Je clôture avec Sam Carda ma troisième lecture auto-éditée. Alors j’avoue, j’ai laissé traîner celle-ci un petit moment. Non pas parce que le roman était mauvais, loin de là. Seulement, j’avais reçu de la part de l’auteur l’ensemble des trois saisons qui composent sa série « Secrets Mortels » et j’ai préféré faire une pause entre tous les tomes afin d’éviter l’overdose (ce qui serait un comble vu la nature du texte !)

J’aimerais beaucoup vous dresser rapidement le topo de l’histoire, mais je dois être honnête, je préfère vous en laisser la totale surprise et surtout, il serait tellement compliqué de résumer ces trois romans étant donné le nombre de rebondissements qui peuvent avoir lieu d’une page à l’autre.

Quoi qu’il en soit, j’ai passé un très bon moment avec la plume de Sam et la foule de personnages qu’il nous présente dans ces trois saisons ! Il est vrai que ces romans traitant d’histoires de famille, les retournements de situation sont parfois nombreux, peut-être un peu trop. J’avoue, alors que j’étais très assidue pour les deux premiers tomes, j’ai eu parfois un peu de mal à certains endroits vers la fin de la saison où les sauts dans le temps sont nombreux. J’ai parfois dû m’accrocher pour rester dans la course.

Toutefois, malgré ces éléments de l’histoire qui ont pu me perturber, je trouve que pour un roman auto-édité, le travail orthographique et de structure du texte est très bon ! Il est important de le souligner car Dieu sait qu’un roman peut contenir de nombreuses fautes s’il n’est pas travaillé correctement, que ce soit un roman auto-édité ou édité de manière « traditionnelle » d’ailleurs. Je n’incombe pas l’Auteur, seulement tout le monde sait que à force de rester sur le même texte pendant des mois, on en vient à ne plus déceler ses erreurs. Je me dois toutefois de pointer deux fautes, les mêmes, qui m’ont fait piquer les yeux. Le fameux « vielle » sans ses deux béquilles (ii). Mais rien de plus alarmant à ce niveau ! Mes amies diraient que vous êtes chanceux, Monsieur Carda, car je suis connue pour être une ortho-freak (j’assume le terme !). Je vais essayer d’éviter d’en cribler ma chronique, j’aurais l’air bien bête !

Un autre élément m’a peut-être un peu perturbée pendant ma lecture. En effet, nous nous retrouvons à suivre les aventures de familles pour le moins aisées qui ont un langage assez soutenu, des structures de phrases assez travaillées que j’aurais parfois du mal à imaginer dire à voix haute. Je trouve dommage que tous aient eu la même typologie de langage, j’aurais essayé de travailler différemment les concierges-dames de ménage afin de donner un peu de relief au texte (mais qui suis-je pour juger, moi qui n’ai jamais réussi à passer le chapitre 15 de l’écriture d’un roman ?)

D’ailleurs, en parlant de chapitres, j’avoue avoir été perturbée par l’absence de numérotation. Rien de grave, de nouveau, mais je suis juste habituée à m’arrêter à la fin d’un chapitre lorsque je m’accorde un moment de lecture. Ici, je n’en ai que rarement eu l’occasion, j’ai dû parfois m’arrêter au milieu du texte étant donné la fermeture imminente de mes petits yeux !

Bref, je voudrais souligner le travail incroyable dont a fait preuve Sam Carda pour monter cette histoire pleine d’action(s), à prendre au singulier ou au pluriel. Si vous êtes amateurs d’histoires familiales, de secrets, de mensonges, de retournements de situation plus improbables les uns que les autres, plongez-vous dans cette trilogie, vous ne devriez pas être déçus.

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Je peux très bien me passer de toi – Marie Vareille

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Quel agréable moment je viens de passer avec Chloé et Constance ! Je vous avoue, je me suis assise il y a deux jours devant ma petite PAL de romans en format poche de mon appartement (oui, parce que j’ai plusieurs PAL, celle de ma liseuse, celle de mon appart, celle de chez mes parents,…). Du coup, me voilà assise devant cette petite pile à me demander de quelle humeur je suis en ce moment. La réponse à cette question a été compliquée à trouver car peu de choses me plaisent ces derniers jours, je n’arrive pas à m’accrocher à un roman, j’ai l’impression de lire en surface sans rentrer pleinement dans l’histoire. Du coup, j’ai opté pour Je peux très bien me passer de toi parce que j’avoue, le titre me parlait beaucoup et que j’étais curieuse de voir ce qui se cachait derrière !

Je me suis lancée un vendredi soir dans cette histoire (telle une mamie dans son lit avec son petit plaid) et je l’ai dévorée, tout simplement. Ca faisait tellement longtemps que je n’avais pas lu une histoire de fille. Aucun jugement de valeur ici, nous sommes au-delà de la chick-lit (que j’adore aussi !) mais nous avons droit à une histoire qui met en valeur des personnages féminins qui parleront sans aucun doute à toutes les demoiselles de la planète. Pour vous dire, j’ai retrouvé un peu de moi dans Chloé et dans Constance. C’est dire si je suis un être compliqué !

Bref, venons-en un peu à l’histoire. Chloé est empêtrée dans une pseudo histoire d’amour à sens unique tout en continuant à coucher avec de nombreux mâles quand cela lui chante. Constance, quant à elle, est plus réservée, elle croit au grand amour et n’a pas eu de relation depuis plus de deux ans. Désireuses de changer de vie, les deux filles vont sceller un pacte. Chloé devra partir dans un vignoble afin de s’isoler de la Capitale et enfin s’arrêter d’approcher tous les hommes de la Terre. Quand à Constance, elle devra s’engager à se lâcher et coucher avec un homme le premier soir.

Comme je vous l’ai dit, je me suis totalement retrouvée dans certaines facettes de chacune d’elles, du coup, impossible de ne pas s’attacher. Tous les personnages ont une personnalité bien travaillée qui les rend humains, ils font des erreurs, ils s’empêtrent dans des histoires pas possibles et on a simplement tellement envie de les aider. Mention spéciale pour Sophie, la fille de Charlotte, amie des deux protagonistes, qui est tout simplement trop chou !

Autre point positif, on voyage dans ce roman. Et vous savez comme j’aime les romans qui nous emmènent ailleurs, encore plus quand ils le font avec le sourire ! Comment ne pas rire pendant le voyage de Constance à Londres et ses photos Instagram ? Sérieusement !

J’ai adoré la morale de l’histoire. L’auteure a réussi à me montrer que oui, on peut très bien se passer  de quelqu’un, il suffit de s’en donner les moyens. Il est temps que j’en fasse de même !

En résumé, j’ai passé un excellent moment avec ce roman. Je ne m’y attendais pas du tout, malgré tous les bons échos que j’ai pu lire sur cet ouvrage. J’avais peur de le commencer et d’être déçue, et pour une fois, ça n’a pas été le cas. Je vous le recommande chaudement. Il sied particulièrement à ce début de printemps, il s’adapte parfaitement aux beaux jours !

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Petits secrets, grands mensonges – Liane Moriarty

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Je le savais ! J’avoue, j’avais peur, surtout de commencer ce roman mais au fond de moi, je le savais. Alerte coup de cœur, je vous préviens.

Je crois que Liane Moriarty est devenu une de mes nouvelles valeurs sures, avec deux romans et deux coups de cœur, elle a réussi à faire fort ! Peu y sont arrivés avant elle. Notons, Thierry Cohen ou Jonathan Tropper. Parce que je dois avouer, même mes chaleureuses auteures comme Samantha Young ou Jennifer L. Armentrout ont réussi à parfois un peu me décevoir. Bon il est vrai que Liane n’en est qu’à deux romans dans mon petit cœur, mais c’est déjà très bien !

Comme je vous l’ai dit, j’avais peur de commencer ce roman. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que Le secret du mari, que j’ai lu dans le cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche, a été mon énorme coup de cœur de la sélection et que je pleure encore qu’il ne soit pas allé plus loin. Je l’ai même choisi comme coup de cœur de l’année 2016, c’est dire si je l’ai aimé !

J’avais été bouleversée par Le secret du mari, complètement incapable de reprendre un livre en main pendant plusieurs jours. J’avoue, la sensation est quasi pareille à la fin de Petits secrets, grands mensonges. Oui, je suis à nouveau subjuguée, étonnée, contrariée de ne pas l’avoir vu venir. Etant donné que cette chronique arrive bien après ma lecture, je peux vous assurer qu’il a réussi à me mettre dans une belle dépression livresque. Je n’ai rien su lire pendant des jours, voire semaines ! J’ai donc été simplement à nouveau bouleversée par un roman de cette auteure !

J’ai trouvé l’histoire extrêmement bien menée ! Nous entrons directement dans le vif du sujet, nous savons qu’un meurtre a eu lieu, quelqu’un est mort, mais qui ? Où ? Quand ? Il semblerait que nous serons amenés à patienter longtemps avant de connaître le fin mot de l’histoire ! Une enquête policière est en cours étant donné que des parties d’interrogatoires nous sont dévoilées à chaque début de chapitre. Cela ajoute sans aucun doute une pointe de suspense !

Avec Petits secrets, grands mensonges, on replonge dans l’univers particulier de Liane Moriarty, cette atmosphère à la Wisteria Lane, dans une banlieue australienne. J’avais déjà beaucoup aimé cet univers dans Le secret du mari, et c’est encore le cas ici. Alors pour les lecteurs qui ont lu Le secret du mari et qui ont peur de retrouver la même histoire, ne vous en faites pas, il n’en est rien. On retrouve du suspense et de la tension parfaitement disséminés, des personnages extrêmement bien travaillés et un trio qui devrait vous toucher, en tout cas, j’ai eu des frissons à découvrir l’histoire de Jane, Madeline et Céleste ! Mais aucune copie conforme au premier roman, rassurez-vous !

Sérieusement, ce livre m’a à nouveau tellement touchée que j’ai l’impression d’être incapable d’en parler, de lui rendre suffisamment hommage. Je suis subjuguée par ce talent de l’auteure à nous emmener dans une histoire où il ne se passe pourtant pas une foule de choses extraordinaires mais qu’on n’arrive tout simplement pas à quitter !

Pour ceux qui préfèrent le visuel, sachez que cet ouvrage a été adapté en série et que je suis absolument subjuguée du résultat ! Il faut avouer que le casting est époustouflant. Mais je suis très enchantée de retrouver l’âme particulière de ce roman. N’hésitez pas à la découvrir, tapez Big Little Lies !

Bref, je vous conseille ce roman, comme je vous avais déjà conseillé Le secret du mari ! Je sais que l’écriture de Liane Moriarty est particulière, qu’elle plait totalement ou pas du tout, mais vous pourriez être surpris ! Malgré les avis négatifs, je continuerai à conseiller cet ouvrage pour sa différence justement, pour sa singularité qui le rendent si unique.

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