Juste quelqu’un de bien – Angéla Morelli

juste_quelquun_de_bien-angela_morelli.png

mon-avis-3

Je vous parle aujourd’hui d’un roman qui m’a laissée… perplexe. Je vous explique cela comme il se doit.

Tout d’abord, je remercie NetGalley pour m’avoir permis de découvrir cet ouvrage. Même si cette lecture sera ma seule et unique expérience avec la plateforme. L’idée est géniale, mais je ne peux décemment pas me battre pendant des heures avec les ebooks et les DRM pour arriver à lire un ouvrage. Bref, c’était mon instant petit coup de gueule qui n’en est pas vraiment un.

Alors, parlons plus en détail de cette lecture que je me réjouissais beaucoup de découvrir. Je n’avais encore jamais lu Angéla Morelli, mais il me tardait vraiment de pouvoir le faire. En tant qu’auteure francophone publiée chez HQN, je ne pouvais pas la manquer !

J’ai donc commencé cette lecture avec une envie particulière d’histoire romantique, toute douce. Dès les premières lignes, je me suis dit que cette histoire me plaisait. Cette dernière débute plusieurs années avant l’époque réelle du roman. A savoir que les protagonistes sont des adolescents. Ils sont ensuite de jeunes adultes puis de futurs trentenaires. J’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de Bérénice et Aurélien à travers les époques. Cette narration m’a rappelé un de mes romans préférés, Un jour de David Nicholls (dois-je vraiment vous présenter ce livre magnifique ?) et j’étais donc très emballée par l’idée.

Mais, au final, je n’ai pas été autant transportée que je l’aurais cru. Dès les premières lignes, il m’a manqué un petit quelque chose pour arriver à me fondre totalement dans les lignes. Peut-être que davantage de mises en contexte m’auraient aidée ? De fait, quand l’histoire se pose enfin dans l’époque du roman, j’ai eu du mal à me plonger dedans. Pourtant, je la trouvais tellement intéressante. Une jeune femme, presque allergique à l’amour, qui n’arrive à s’ouvrir à personne. Ca vous rappelle quelqu’un ? Mouais, on dirait moi !

Pourtant, et c’est là que ma contradiction est ultime, j’ai dévoré cette histoire en une journée ! Donc, je vous avoue, j’ai du mal à comprendre. Autant il me tardait de découvrir quel serait le destin des deux personnages que le destin a constamment essayé de séparer, autant j’arrivais à presque m’ennuyer à certains moments. Comment vous pouvez expliquer cette situation, vous ?

Vous comprenez maintenant pourquoi je ressors un peu perdue de cette lecture. Il m’a fallu plusieurs jours pour arriver enfin à poser des mots dessus et en faire une chronique. Peut-être ce roman était-il trop profond pour moi, trop intense, trop rempli de remises en question constantes ? Moi qui suis moi-même à un tournant de ma vie, j’y ai peut-être vu ce que je ne voulais pas voir…

En outre, l’atmosphère parisienne m’a parfois un peu gênée, je dois l’avouer. Pourtant, l’auteure arrive a parfaitement décrire cette manière de vivre dans la capitale française. Je n’y ai jamais vécu, mais je trouve l’atmosphère très ressemblante à ce que mon imagination me décrit. Il y a aussi ce préjugé sur les Parisiens qui persiste, et bon, ce ne sont pas les gens qui me donnent le plus envie de les découvrir ! Pourtant, une de mes meilleures amies est parisienne donc ne vous formalisez pas, amis français ! Mais cette caractéristique du roman a peut-être également joué sur ma retenue.

L’histoire est pourtant très bien racontée, les personnages sont attachants. Certains situations sont vraiment drôles, d’autres sont plus intenses. On passe véritablement par plusieurs émotions durant cette lecture. Mais je reste indéniablement sur ma faim. Je continuerai à découvrir l’auteure sans me poser de question ! Je pense juste que cette lecture n’est pas arrivée au bon moment dans ma vie d’amoureuse des livres.

3-plumes

Publicités

Tous nos jours parfaits – Jennifer Niven

tous_nos_jours_parfaits-jennifer-niven

mon-avis-3

Je vous parle aujourd’hui d’un roman qui m’a pincé le cœur non seulement par le sujet qu’il traite mais également par l’écriture très poétique de Jennifer Niven. Impossible de rester insensible face à cette histoire, même moi et mon cœur de pierre avons été touchés ! C’est dire !

Je vous avoue, j’ai commencé ce roman sans savoir nullement de quoi il parlait. Je l’avais vu un peu partout sur la blogo il y a plusieurs mois et je l’ai retrouvé lors de mon petit passage en bibliothèque, du coup, j’ai fait mon petit mouton (pour une fois). De ce fait, je n’ai même pas envie de vous situer l’histoire tellement elle est merveilleuse et tellement j’ai aimé la découvrir sans savoir où j’allais aller. Violet et Finch sont deux êtres que tout semble opposer et pourtant, leur vie respective vont être ainsi liées qu’ils ne pourront plus imaginer vivre l’un sans l’autre. Sauf que le destin risque bien de se mêler de leur jolie histoire.

Vous le savez peut-être, je ne suis pas nécessairement une fanatique du YA, j’aime bien, de temps en temps. Et ce roman semble bien m’avoir donné envie d’en découvrir davantage. Je l’ai trouvé tellement beau, fort et sincère qu’il m’a véritablement réconciliée avec le genre !

Ce livre est un sublime roman sur la différence, la singularité. Malheureusement, il existe encore trop de monde pour qui ces caractéristiques ne sont pas acceptables ce qui me donne juste envie de tous les pousser dans un trou.

Le sujet de ce roman est tellement grave que je me demande encore maintenant comment l’auteure a pu en parler aussi sublimement ? Les mots choisis sont magiques, on rit, on s’esclaffe, on sourit et pourtant, arrive un moment où l’on voudrait juste pleurer toutes les larmes de son corps. Envoyer valser ce dénouement injuste alors qu’il nous est tout simplement impossible de poser ce roman. J’ai savouré cette histoire comme je ne l’avais plus fait depuis longtemps. J’ai tellement apprécié retrouver Violet et Finch tous les soirs avant de m’endormir.

J’ai beaucoup aimé l’idée du fil rouge créé grâce aux récits de Virginia Woolf qui est une auteure que j’ai pu un peu découvrir lors de mon cours de littérature au début de mes études et qui m’a toujours intriguée. J’aime les histoires auxquelles on apporte un certain sens grâce aux travaux d’autres personnalités. Je pense par exemple à Le livre de Joe de Jonathan Tropper qui tourne autour de mon chanteur de cœur qu’est Bruce Springsteen.

Je vous avoue, je ne savais pas comment vous parler de cette histoire. Je n’ai pas lu Nos étoiles contraires, je n’ai pas lu de romans de ce style-ci du coup, je ne savais pas comment l’aborder. Je suis sure de ne pas avoir su vous faire partager toute la magie de cette histoire mais j’aurai essayé et ma foi, c’est déjà le principal. Lisez ce livre, il est important de découvrir ce genre d’histoire tellement sincère et sensible.

Ma (1)

Mon gamin – Pascal Voisine

mon_gamin-pascal_voisine

mon-avis-3

Je dois vous avouer, je ne suis pas la plus grande amatrice de la rentrée littéraire. Je crois même n’avoir jamais regardé avec attention ce qui parait à cette époque de l’année. Ce n’est vraiment pas une priorité pour moi. Mais quand les Editions Calmann-Lévy m’ont contactée pour me proposer une lecture de cette rentrée, j’ai tout de même sauté sur l’occasion. Histoire d’être une blogueuse à la mode quoi !

Je remercie donc chaleureusement les Editions Calmann-Lévy pour cet envoi (ça me fait tout bizarre de dire ça, ça ne m’arrive jamais). J’ai été agréablement surprise par cette lecture. Alors oui, je l’ai choisie parce que le résumé m’intriguait. Mais je ne m’attendais pas du tout à une telle histoire, à de tels rebondissements et encore moins à un tel dénouement !

Je suis vraiment en admiration devant ce premier roman de Pascal Voisine. Je trouve que l’auteur possède déjà une certaine personnalité, une singularité dans son écriture et dans les thèmes qui sont abordés dans son roman. L’histoire est touchante, les personnages sont attachants, les pages défilent à une allure folle et les vérités qui en découlent nous laissent véritablement pantois !

Avec l’auteur, nous faisons un bond dans le temps et nous retrouvons pendant l’été 1977, à l’aube de la mort du King. Thierry, alors âgé de 14 ans, commence à vivre ses premiers émois d’adolescent dans un environnement pour le moins particulier. Son père est directeur de l’hôpital psychiatrique dans lequel il vient de décrocher un job d’été.

Ce roman est l’histoire d’un père, prêt à tout pour sauver son fils de ses erreurs. Mais aussi l’histoire de deux amis, Thierry et Francis, que la différence ne semble jamais séparer. En effet, Francis est handicapé mental. Mais la psychiatrie est comme « dédiabolisée » dans ce roman, on se prend très rapidement d’amitié pour ces patients.

Le livre est rythmé par les différents points de vue des personnages. Même les morts pensent dans cette histoire, c’est dire si elle est particulière ! Cette scène qui semble, de prime abord, relativement glauque en devient presque drôle, il fallait le faire. Chacun possède ainsi son style, sa manière de voir la vie. Le travail de l’auteur est vraiment admirable !

La pointe de musicalité qui rôde dans ce roman est un élément qui me plait toujours. Vous commencez à me connaître maintenant. Il règne dans ce roman la musique d’un vieux jukebox qui ne s’éteindrait jamais. Pas même lors des scènes les plus dures. Mais il n’y a pas que ça dans ce roman. Il y a également toute cette atmosphère particulière, liée au lieu de l’histoire qui se situe à proximité de cet hôpital psychiatrique et parfois même à l’intérieur.

Pascal Voisine est sans conteste un auteur à suivre. En tout cas, je garde un très bon souvenir de ce roman. Je vous le conseille vraiment. Sa singularité vaut le détour, c’est promis !

4-plumes

Inhumanitas – Marie-Béatrice Ledent

Inhumanitas-Marie-Béatrice_Ledent

mon-avis-3

Je vous parle aujourd’hui d’un roman auto-édité que j’ai vraiment apprécié découvrir ! Inhumanitas est de ces romans qui vous font réfléchir et vous laisse pantois lorsque vous tournez la dernière page.

Eric Daniels est un agent du FBI. Lorsqu’il était petit, il a surpris un délit plutôt grave. Il a témoigné contre l’homme qui l’a commis et son témoignage a envoyé cet homme en prison. Plusieurs années plus tard, il se pourrait bien que cet homme puisse sauver un des membres de sa famille grâce à un don de moelle.

Que doit faire la justice ? Que doit faire le système ? Quel est le bon choix ? Un homme dans le couloir de la mort peut-il encore décider ou non de son pouvoir de sauver une vie ? Doit-on l’obliger à effectuer ce don de moelle ?

Les questions sont nombreuses et ce sont elles qui m’ont amenée à avoir beaucoup de difficultés à lâcher ce récit. L’histoire y est très justement construite. On ne peut s’empêcher d’en vouloir au système d’être aussi injuste. Les mots sont choisis de sorte qu’ils nous amènent à réfléchir. Au long des pages, on ne peut s’empêcher de se mettre dans la situation, de se demander ce que nous, nous aurions fait. Ce que nous aurions été prêts à tenter pour sauver un des nôtres, pour lui offrir ces nombreuses années de vie qui risquent de lui être injustement enlevées.

Je n’avais véritablement aucune idée de l’issue qu’allait donner Marie-Béatrice à cette histoire. J’ai été surprise, je dois vous l’avouer. Je ne vous en dirai rien, évidemment. Mais les rebondissements sont tellement nombreux que je refusais de croire que la fin était vraiment la fin. Je m’attendais à un autre retournement de situation, injuste. Ceux-là sont tellement nombreux !

En d’autres mots, j’ai passé un excellent moment avec ce roman. Je n’ai pas pu autant me concentrer que je l’aurais aimé car je l’ai commencé à un moment d’étude et de stress, mais je l’ai vraiment beaucoup aimé ! Les morales sont nombreuses et il amène sans conteste à réfléchir !

4-plumes

Le diable en pantoufles – Romane Biron

le-diable-en-pantoufles-romane-biron

mon-avis-3

Je viens de terminer un livre qui me laisse sans voix. C’est assez rare que pour être souligné !

J’ai eu le plaisir de rencontrer Romane lors d’une formation que j’ai suivie pour mon mémoire. Nous sommes restées en contact et elle a eu la gentillesse de m’envoyer son roman une fois celui-ci édité. J’ai évidemment pris du retard dans ma lecture. Vous n’êtes pas sans savoir que ce blog a perdu un peu de ses plumes ces derniers mois. Mais je suis plus que ravie d’avoir pu découvrir l’écriture de Romane Biron, belge d’adoption, faut-il le souligner ?

Pour être honnête, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre de l’histoire qui se cache derrière un titre aussi poétique qu’énigmatique. Au final, je peux vous dire que je ne m’attendais vraiment pas à ce déluge de poésie et d’émotions. J’ai retrouvé le style de plume d’un auteur que j’adore : Mathias Malzieu. Je sais que la comparaison est ambitieuse, mais je vous assure qu’elle est toute juste. Tout y est !

Cette histoire qui débute comme l’on chantonne une simple comptine pour enfants se révèle être bien plus mystérieuse et sombre qu’il n’y parait. Une ombre malfaisante plane sur cette jolie histoire et on ne peut que craindre le moment où elle s’abattra sur les personnages. Lorsque l’on découvre la face cachée de ce « diable en pantoufles » on ne peut qu’en vouloir au monde devant tant d’injustice ! J’ai eu envie d’entrer dans l’histoire et de tuer (oui !) un des personnages à mains nues !

Comme d’habitude, mais encore davantage cette fois-ci, je n’ai pas envie de vous en dire trop sur le déroulement de l’histoire. Partir à l’aveugle me semble la chose à faire ! Ce livre est assez court, tout juste 120 pages. C’est pourquoi une fois commencé, il est pratiquement impossible de le reposer tant on se sent comme emporté par les événements.

La couverture peut vous sembler assez fantaisiste mais je vous assure que tous les symboles représentés y ont leur importance ! Rien que d’y penser, j’en ai encore des frissons.

Ce roman édité dans une maison d’édition belge mérite vraiment toute votre attention. Je suis la première à sauter sur les publications des auteurs que je connais dans les maisons d’édition que je connais. Cette fois, je vous conseille vraiment de vous tourner vers quelque chose de nouveau, de différent qui pourrait vraiment vous plaire !

Bref, je vous conseille 1000 fois cette lecture ! Pour sa singularité et sa poésie, tantôt triste, tantôt joyeuse. Si vous cherchez une histoire différente, laissez-vous vraiment tenter par celle-ci ! Vous trouverez toutes les informations sur ce roman via ce lien.

4-plumes

 

 

Je vous parle d’un temps – La Pieuvre

je-vous-parle-dun-temps

mon-avis-3

Aujourd’hui, je vous écris pour vous parler d’un recueil de nouvelles que j’ai été plus que ravie de découvrir en à peine quelques heures. Je remercie les 12 autres de ce joli projet de m’avoir proposé de le lire car j’ai passé un excellent moment avec leurs différentes plumes.

« Je vous parle d’un temps » est un projet solidaire mis en place par 12 auteurs auto-édités qui écrivent sous le pseudonyme commun de « La pieuvre » et dont les bénéfices générés seront reversés à l’Association des Lauréates de la Fondation ELLE œuvrant pour l’émancipation des femmes. Voilà donc une excellente raison de vous procurer cet ouvrage disponible à mini prix.

Mais, me direz-vous, pourquoi devons-nous le lire ?

C’est bien simple, parce que moi qui croyais ne pas du tout accrocher à format de la nouvelle, j’ai été conquise. Alors oui, j’ai déjà lu quelques nouvelles dans ma vie, mais ce n’est pas un genre vers lequel je vais habituellement. Du coup, quand j’ai eu cet ouvrage entre les mains, j’étais intriguée de savoir si j’allais accrocher ou pas. Et la réponse est positive. Bien entendu, je connaissais certains auteurs présents dans cet ouvrage, mais je dois avouer que tous m’ont touchée d’une de manière ou d’une autre, ce qui est assez rare pour être souligné vu que cela est rarement le cas.

Toutes ces nouvelles, vous l’aurez deviné, parlent du temps qui passe, qui est révolu ou encore qui est à venir. Chaque auteur, de par sa plume personnelle, traite le sujet avec beaucoup de talent. J’ai trouvé l’agencement des nouvelles parfaitement pensé. On passe avec plaisir d’un monde post-apocalyptique à une histoire contemporaine. Il est évident qu’il y en a pour tout le monde dans cet ouvrage et je salue le travail de chaque auteur. On ressent comme un lien d’amitié entre chacune de ces histoires et ça, c’est très beau.

J’ai eu un petit faible pour la toute première nouvelle, celle de Solenne Hernandez qui conte l’histoire de Rose et Garance et qui m’a juste éblouie de par sa magie et sa singularité. J’ai retrouvé un peu de la poésie de Mathias Malzieu dans cette nouvelle et j’ai juste été conquise. Elle ne m’a que donné encore davantage envie de lire la suite.

Vous l’aurez compris, je ne soutiens pas seulement ce projet parce qu’il est solidaire et qu’acheter cet ouvrage vous permettra de faire un geste pour une bonne cause mais aussi parce que l’auto-édition y est mêlé ce qui rend ce projet encore plus beau. J’espère que vous vous laisserez tenter par cette découverte et j’espère que comme moi, vous ne serez pas déçus par ces différents voyages à travers le temps !

12 nouvelles, 12 univers, 12 auteurs

4-plumes

Tinder Surprise – Ana Ker

tinder-surprise-ana-ker

mon-avis-3

Je vous propose aujourd’hui mon avis sur Tinder Surprise, un roman dont le titre m’avait vraiment fait sourire lorsque je l’avais aperçu sur les réseaux sociaux d’Albin Michel. Alors lorsque Babelio m’a contacté afin de le chroniquer grâce à une masse critique privilégiée, j’ai sauté sur l’occasion de le découvrir.

J’avoue, je ressors un peu mitigée de cette lecture. Au vu du spitch et du résumé, je m’attendais à une bonne vieille lecture chick-lit avec beaucoup d’humour et de situations cocasses à vous faire éclater de rire. Un roman tel que la série L’accro du shopping quoi. Oui, j’avais mis la barre un peu haut, personne n’égalera jamais Becky dans mon cœur, mais j’avais envie d’y croire. En effet, une jeune femme qui décide de s’inscrire sur Tinder pour trouver l’homme de sa vie en 10 jours devrait se rapprocher de ce genre de livre, selon moi.

Au final, j’ai souri à certains moments, j’ai trouvé certaines situations drôles, d’autres qui ont essayé de l’être mais qui ne m’ont pas vraiment fait éclater de rire. Bref, je crois que ce qui m’a dérangé dès le départ est que l’héroïne, Joséphine Simon, tente de trouver l’âme sœur sur l’application, mais qu’elle s’invente 1001 vies et raconte mensonges sur mensonges à ses prétendants. Du coup, j’ai un peu eu du mal à croire qu’on puisse espérer trouver l’homme de sa vie en lui mentant dès la première conversation.

Je dois vous avouer, j’ai été une candidate telle que Joséphine il y a un an de cela. Je ne voulais pas trouver l’homme de ma vie, je vous rassure, je n’y crois pas ! Mais mon expérience m’a donné envie de découvrir si ses galères avaient été similaires aux miennes. Au final, je ne sais pas tellement pourquoi mais je me suis très peu retrouvée dans ses aventures et j’ai trouvé ça dommage. Pourtant, il m’en est arrivé des histoires cocasses sur cette application, tellement que j’aurais pu aussi en écrire un livre (ou deux, ou dix).

J’ai aussi eu un peu de mal avec la dénomination « copine 1 », « copine 2 », etc. pour appeler ses amies qui n’ont donc pas de prénom. Peut-être que ce moyen est utilisé par l’auteure pour que le lecteur identifie ses propres connaissances dans les personnages mais moi, ça m’a perturbée, je me serais davantage attachée au récit si ces personnages avaient de « vrais » prénoms. Puis j’ai trouvé que ces fameuses copines, qui, dans ce genre de récit sont des personnages assez indispensables à la vie du roman, n’avaient pas de grandes personnalités et n’apportaient pas de plus au roman. C’est très dommage parce qu’avec les miennes, j’ai beaucoup ri (et parfois versé une larme) à raconter mes aventures sur Tinder.

Bon, je m’alarme mais au final j’ai passé un bon moment avec ce roman. L’histoire passe très vite, peut-être trop ? Selon moi, deux rencontres tous les soirs donnaient matière à étoffer davantage le récit. Quoi qu’il en soit, la présentation avec une espèce de fiche des hommes « testés » est sympathique. L’héroïne est gentillette même si j’ai peu apprécié le choix qu’elle fait à un certain moment (ceux qui le liront et me connaissent un minimum reconnaîtront vite l’instant). Bref, on passe un bon moment,  sans prise de tête. Ce à quoi je m’attendais en le commençant, même si j’en espérais un peu plus. Mon exigence est à nouveau intraitable.

3-plumes

Ce qui nous oppose – Nina Frey

ce-qui-nous-oppose-nina-frey

mon-avis-3

Ahhh, ma Nina, cette demoiselle est sans conteste une des plus belles découvertes que j’ai pu faire sur la blogo. J’ai en effet eu l’occasion de découvrir l’histoire de « Ce qui nous oppose » il y a plusieurs mois maintenant lorsque Nina a commencé l’écriture de son roman. J’ai adoré suivre les péripéties de Tina et Max. J’ai tellement aimé les retrouver dans ce livre !

Je remercie chaleureusement Nina pour sa confiance et sa proposition de me faire découvrir ce sublime roman en avant-première. Je suis tellement désolée d’avoir pris autant de temps dans mes lectures ces derniers temps (et d’avoir dû mettre le blog un minimum en pause pour pouvoir réussir à sortir de mes examens en vie). Mais je suis tout de même ravie de vous en parler aujourd’hui, bien que la date de sortie soit déjà passée. L’avantage, c’est que vous pouvez vous le procurer sans attendre !

L’histoire de Tina et Max, c’est un tourbillon magique qui vous emporte et avec lequel vous ne savez pas dans quel état vous allez terminer. Ces êtres que tout oppose sont capables de vous retourner en un instant. Ils risquent de vous faire un peu mal au cœur, mais la lecture vaut tellement le coup qu’il serait dommage de ne pas risquer d’avoir mal quelques instants.

J’ai été subjuguée par le travail que Nina a fait sur ce roman. Dès les premières lignes j’ai été éblouie, sincèrement ! Il a été parfaitement retravaillé. Les mots sont choisis avec soin. Ils sont calculés de manière à donner une dimension réaliste, vraie et romantique au récit. Il m’arrive souvent de lire des New Adult qui se ressemblent, qui pourraient presque avoir été écrits par le même auteur tellement le schéma est classique et les tournures sont similaires. Ici, rien de tel, tout est parfait à tel point que ces éléments amènent ce roman à se différencier des autres.

Les personnages se cherchent pendant une partie du récit ce qui ne le rend pas trop facile. J’en ai marre des gens qui se sautent dessus après 3 pages. Dans ce roman, c’est la différence qui va les réunir. J’ai aimé ce beau et tendre message.

Le décor lui aussi est pour le moins singulier. Cette histoire se déroule à Paris, ce qui change des habituelles autres qui se passent souvent aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne (oui, on ressent un peu ma lassitude générale, pas vrai ?). J’ai aimé découvrir les différents endroits dans lesquels nous emmène Nina à travers ses personnages.

En conclusion, ce roman est une pépite. Je suis tellement fière de ce que Nina a pu réaliser avec son histoire qui lui tenait tellement à cœur. Je sais qu’elle a dû y travailler d’arrache-pied et ça ne rend que ce roman encore plus beau de savoir que tout y a été pensé pour nous ravir. Cette histoire ne ressemble pas aux autres, c’est pour cette raison que je l’ai tant aimée ! Ce roman est ce que j’appelle une auto-édition réussie. Tout y est réuni pour qu’il devienne un succès et c’est tout ce que je souhaite à ma chère Nina. Il me reste un souhait, pouvoir en lire rapidement un nouveau.

ma-1

Miss Cyclone – Laurence Peyrin

miss-cyclone-laurence-peyrin.png

Coup de cœur

mon-avis-3

Je referme ce roman et je suis toute chamboulée. Comme je l’ai rarement été cette année. La dernière fois doit être pour Petits secrets, grands mensonges. Je voue un culte particulier aux romans qui arrivent à vous emporter dans une bulle à part de tout, en dehors de la vie réelle, dans une histoire qui vous retourne le cerveau de par sa simplicité et sa puissance. J’ai tellement peur de ne pas arriver à retranscrire les multiples émotions par lesquelles je suis passée lors de cette lecture, comme toujours avec des romans poignants de vérité et de beauté.

Revenons tout d’abord un peu sur cette fameuse histoire. Miss Cyclone est en fait le surnom de Angela, la demoiselle dont nous allons suivre l’histoire à New York à travers quelques faits importants de l’Histoire. Nous découvrons tout d’abord Angela avec sa meilleure amie, June au plein milieu de leur adolescence. Quelques instants après l’ouverture du roman, nous découvrons l’assassinat de John Lennon. Suivrons ensuite l’affaire Kennedy et l’effondrement des Tours du World Trade Center. Pendant ce temps, Angela grandit, découvre la vie, apprend que parfois, les choses ne sont pas toujours telles qu’elles devraient être.

J’ai été particulièrement ravie de retrouver un roman qui s’inscrit dans des faits réels. J’avoue, j’aime globalement tous les genres littéraires. Mais j’ai parfois besoin de retrouver des personnages qui vivent ce que je vis, qui s’inscrivent dans un temps, dans une histoire qui a eu lieu et qui continue d’avoir lieu et que j’ai parfois connue.

J’ai été tellement touchée par le destin glaçant et émouvant d’Angela. J’ai voulu la porter à bout de mes propres bras, la sauver de cette vie toute tracée qui était la sienne sans véritablement l’être. J’ai eu envie de lui montrer qu’elle aurait pu vivre tous ses autres rêves, ceux qui ne tournaient pas autour de sa famille. Finalement, je suis contente de connaître sa destinée, satisfaite qu’elle ait réussi à s’entourer des personnes qu’elle aime et qui l’aime en retour, pour la femme qu’elle est, entièrement.

Evidemment, le comportement des hommes m’a encore une fois fait enrager dans ce roman, quand bien même, il dépeint tellement la réalité que c’en est presque triste. Je voulais retrouver des personnages qui vivaient « un peu comme moi ». Et bien j’ai été servie.

Pourtant, cela ne m’a pas empêchée de savourer cette histoire jusqu’à la dernière ligne, jusqu’au dernier mot. Ceux-ci sont tellement parfaitement choisis qu’il est impossible d’en faire autrement. Tout est parfait. Les caractères des personnages les rendent singuliers. Les mots qui les décrivent leur appartiennent, comme s’ils avaient été créés pour eux. Les faits sont décrits de manière tellement réaliste. On s’y retrouve. On se promène avec les personnages sans se rendre compte d’être parti pour New York.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été subjuguée par ce roman. Tant par l’histoire qu’il décrit que par la manière dont il la décrit. On y retrouve plusieurs thèmes qui me tiennent à cœur, comme la musique (Bruce Springsteen y est cité, c’est dire si ce roman est génial !), mais également la découverte de soi, la famille et l’amour, même si ce dernier n’est pas toujours là où on aimerait qu’il soit. Lisez ce roman, ne laissez pas passer une telle merveille !

Je remercie Babelio pour l’organisation de la masse critique qui m’a permis de découvrir cette histoire et la maison d’édition pour l’envoi !

Ma (1)

Cycle de Xhól #3 : Un meurtre princier – Cécile Chabot

un-meurtre-princier-cécile-chabot

mon-avis-3

Je remercie tout d’abord l’auteure pour sa confiance dans l’envoi de ce roman. Je dois être honnête, j’ai eu peur avant de commencer ce récit. Quand j’ai vu qu’il était question d’un polar maya se déroulant au 7e siècle après Jésus-Christ, je ne savais pas à quoi m’attendre, ni si j’allais accrocher à ce genre de lecture. En vous posant le décor, vous vous doutez que je ne suis absolument pas habituée à lire ce genre d’histoire. Pourtant, j’ai été agréablement surprise.

Pour être honnête, encore une fois, j’ai eu un peu de mal au début à entrer dans l’histoire. En fait, c’est surtout les noms des personnages un peu compliqués qui m’ont perturbée. J’ai vraiment eu du mal tout au long du récit à suivre qui était qui (surtout qu’ils sont nombreux !). Il faut dire que je ne suis pas des plus concentrées lors de mes pauses lecture étant donné que je suis en période d’examens et que je lis donc pour m’évader de mes cours. Ce roman demande un minimum de concentration que je n’étais pas toujours en mesure de pouvoir fournir ! Toutefois, j’ai réussi à m’en sortir avec mes demi-neurones, vous devriez facilement en faire autant !

Malheureusement, mais heureusement pour vous parce que je vous préviens, il existe une liste des personnages à la fin du roman. Si j’avais su, cela m’aurait sans aucun doute facilité la lecture. J’ai aimé le petit plan au début qui présente visuellement la future histoire qui va prendre forme par après.

Malgré ces quelques petits soucis, j’ai été agréablement surprise de voir à quel point je suis rentrée dans l’histoire ! J’ai trouvé l’écriture extrêmement fluide, ce qui doit être un sacré exercice vu l’époque et l’originalité de l’histoire. La qualité est vraiment surprenante. L’histoire qui est entreprise par Cécile Chabot est ambitieuse. L’auteure a construit son idée sur une série de 17 nouvelles qui constitueront l’ensemble du Cycle de Xhòl. Celle-ci est la 3e mais toutes peuvent être lues de manière indépendante étant donné qu’elles exposent à chaque fois une intrigue à part entière. J’ai parfaitement ressenti la passion de l’auteure pour cette thématique. L’introduction au départ pose les bases de l’inspiration de cette histoire et la lecture ne fait que confirmer cette passion de l’auteure.

Ce roman (j’en parle comme un roman parce que pour moi il y ressemble davantage qu’à une nouvelle) est parfait si vous désirez découvrir un autre genre littéraire que ceux que vous avez l’habitude de vivre. Je n’avais jamais lu de livre de ce genre et la surprise (agréable !) a été totale ! Je vous le recommande. Il est sans conteste un roman auto-édité de qualité !

3-plumes