Papotage #4 : Il était une fois, le livre qui m’a épuisée pendant un an

papotage4-mémoire

Alors non, je ne suis pas devenue écrivain en quelques mois. Ça se saurait. Néanmoins, j’ai eu l’impression de subir le même quotidien que ces personnes que j’admire tant. Bref, depuis septembre 2016, j’écris mon mémoire.

Alors non, cet article n’est pas un article à ma gloire, je sais que nous sommes nombreux dans le cas, que le mémoire est un cap inévitable à un moment ou l’autre de la vie étudiante. Mais j’ai eu envie de revenir sur le sujet pour deux raisons. De un, mettre des mots sur les diverses émotions qui m’ont traversée pendant ces longs mois me semblait important. De deux, je sais que mon sujet intéresse pas mal de monde par ici, je voulais donc vous l’expliquer et peut-être vous proposer d’en obtenir un exemplaire si vous le voulez.

Revenons au point de départ. Voilà désormais un an que j’ai commencé à véritablement mettre en place les recherches de mon mémoire lié à l’auto-édition. Pendant quelques semaines, j’ai écumé les bases de données et les bouquins pour arriver à constituer une littérature scientifique suffisante qui permettrait de compléter la partie théorique de mon mémoire. Sachez qu’en un an, ma table des matières a évolué dans tous les sens. Avec le recul, je me rends compte que dès le départ, j’ai été mal embarquée avec cette thématique. Le « problème » de l’auto-édition est que sa forme numérique est très récente. Amazon a lancé sa plateforme d’auto-publication en 2012. Cinq ans, c’est peu pour étudier le phénomène et proposer une littérature complète sur le sujet. Les ouvrages sur l’auto-édition sont peu nombreux. J’ai donc dû passer par des chemins détournés pour fournir une partie théorique la plus scientifique possible.

bram-naus-200967.jpg

Photo by Bram Naus on Unsplash

Puis en octobre, je suis rentrée en stage + cours du soir, et bébé mémoire est mort pendant 2 mois. Ajoutez à cela mes petits soucis de santé en fin d’année et disons que j’ai terminé l’année 2016 dans un bel état ! Bref, je ne voyais pas le bout de ce travail. J’avais l’impression de régresser. Ajoutez encore un directeur de mémoire totalement absent qui a dû répondre à 3 de mes mails en 1 an et vous obtenez une demoiselle totalement désemparée devant l’ampleur du travail à accomplir.

Les mois se sont pratiquement tous ressemblés. J’ai expérimenté, j’ai tenté des analyses, j’ai pleuré, beaucoup. J’ai été désespérée comme jamais je ne l’ai été du haut de mes 23 années de vie. Je me suis sentie seule au monde pendant des jours, voire des semaines. Je me suis vraiment vue comme une incapable de rien. Vous avez peut-être dû ressentir tout cela face à mes déprimes sur Twitter. Bref, j’ai dû faire un gros travail sur moi-même pendant ces mois de rédaction. Reprendre courage, accepter de demander de l’aide et surtout, accepter que je serais seule à bord. De fait, personne à l’Université n’a ouvert un seul de mes fichiers avant la remise et la défense proprement dites. Bref, le stress puissance 1000.

Voici dès lors quelques conseils que je peux dévoiler aux futurs étudiants qui passeront par-là d’ici peu de temps :

  • Choisissez comme il se doit votre promoteur/directeur, renseignez-vous sur lui avant de vous décider. On peut réussir sans directeur de mémoire, j’en suis la preuve vivante. Mais rien ne vaut une personne de confiance qui peut vous aiguiller, vous rassurer et vous engueuler si nécessaire ;
  • Définissez parfaitement votre question de recherche, ce que vous allez aborder, pourquoi, comment vous allez y répondre ;
  • Préparez bien votre table des matières et assurez-vous que votre promoteur/directeur l’ait avalisée. Cette table des matières doit traiter votre sujet et rien que votre sujet. Attention à ne pas vous étendre sur des thématiques qui s’éloignent du thème au risque de vous retrouver hors sujet (on sent le vécu pas vrai ?) ;
  • Planifiez votre rédaction en élaborant un rétroplanning, comme un auteur en sommes, vous en devenez un en quelques sortes pendant ces mois de rédaction ;
  • Pensez à choisir un sujet qui vous passionne ! Ne vous laissez pas influencer par l’extérieur, faites ce choix pour vous. Sincèrement, si ce sujet ne m’avait pas un minimum passionnée, je n’aurais jamais tenu. Le jury a d’ailleurs souligné ce point lors de ma défense, c’est dire s’il a joué dans ma rédaction ;
  • Et surtout, surtout, ne vous découragez pas !

Avec le recul, encore une fois, je ressors de cette expérience fière de moi. Il est important de le souligner vu que cela arrive environ tous les lustres. J’ai réussi à écrire un mémoire de 90 pages sur un sujet qui a été peu étudié avec un total de 20 interviews d’acteurs du secteur de l’édition et de l’auto-édition et ce, totalement seule. En tout cas, sans l’intervention de mon directeur de mémoire ou d’autres membres de la faculté. Alors oui, les défauts sont nombreux. J’en ai conscience. Je ne serai certainement jamais totalement satisfaite de ce que j’ai réalisé. Parce que j’attendais plus, j’attendais de pouvoir révolutionner le secteur et changer les mentalités en tous sens (haha). Mais je pense avoir apporté ma petite pierre à l’édifice en l’espace d’un an. Et ça, c’est déjà très bien !

Je voulais également profiter de ce petit article pour remercier les nombreuses personnes qui ont accepté de répondre à mes questions mais également tous ceux qui ont retweetés mes demandes, qui m’ont soutenue à un moment ou à un autre. Bref, c’est vous tous qui avez fait de ce mémoire une réussite également !

Pour entrer un peu plus dans la thématique, mon mémoire traite de l’auto-édition et plus particulièrement des opportunités et des limites de l’auto-édition en France et en Belgique. J’ai reçu une seule et unique contrainte de mon directeur de mémoire qui voulait absolument que je retrace la chaîne du livre auto-édité et que je la mette en relation avec la chaîne « traditionnelle » du livre. C’est pourquoi j’ai dû, un peu par défaut, respecter cette demande. Vous avez déjà pu lire mes conclusions dans cet article.

Si vous désirez jeter un œil à ce merveilleux travail (haha), n’hésitez pas à revenir vers moi, par mail, en commentaire ou sur les réseaux sociaux. Après réflexion, j’ai décidé de finalement le partager avec vous. J’ai peur, parce que j’aurais voulu qu’il soit différent. J’ai peur aussi parce qu’il a peu été lu, excepté par moi. Mais j’ai réussi, et je pense que certaines parties pourraient aider l’un ou l’autre auteur parmi vous, sait-on jamais ?

N’hésitez pas à me demander et à me donner votre avis surtout ! Etant donné que je n’ai pratiquement pas eu de retours critiques dessus, je suis toujours intéressée de savoir ce qu’il vaut pour les autres !


 

Publicités

5 réflexions sur “Papotage #4 : Il était une fois, le livre qui m’a épuisée pendant un an

  1. rambalh dit :

    Encore une fois, bravo ! Le mémoire, c’est pas de la tarte et je commence à me dire que mon envie de me lancer dans une thèse n’est que pur masochisme 😀

    J'aime

  2. lilithbliss dit :

    Malgré les obstacles, tu as réussi à aller jusqu’au bout de ce mémoire. Tu peux être très fière de toi 🙂 C’est dans la difficulté qu’on apprend à se connaître et à se faire confiance 😉 ❤

    J'aime

  3. Ibidouu dit :

    Ah ça c’est sûr, on se sent tellement fier quand on termine enfin ce long travail :’)
    Je suis fière de toi en tout cas, je sais que ça a été très difficile pour toi cette année ! ❤ Et ton article est top, plein de bons conseils :p

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s