Here I am, this is me…

Ceux et celles qui me suivent sur Twitter ont peut-être vu passer cette envie que j’avais de vous parler un peu de moi, de qui je suis, de qui j’étais, de qui je serai. Voilà qui est chose faite. Cet article sera peut-être un peu long, rébarbatif et inutile pour certains mais il me tenait à cœur. Cet endroit est mon repaire depuis maintenant un an, il me semblait important que je vous parle un peu juste de moi et rien que de moi. Si cela vous déplaît, ne vous donnez pas la peine de continuer à lire, vous n’y trouveriez aucun intérêt. A bon entendeur !

Blabla...

Mine de rien, cette année est déjà une période qui marquera un tournant dans ma vie. Vous savez, j’ai toujours été (et je suis toujours) la bonne copine, la fille qui est là pour tout le monde mais qui a parfois aussi un peu besoin de se retrouver seule (son côté introvertie certainement ?) Depuis quelques temps, une amie m’a appris à ne pas me cacher derrière ce trait de caractère. Oui, je suis réservée mais ce n’est pas pour autant qu’il faut que je me laisse manger par cette caractéristique qui peut vite vous faire vous sentir invisible (en tout cas, c’est le cas pour ma personne). Bref, j’ai pendant longtemps appris à vivre dans l’ombre des autres, pensant que ma petite personne ne méritait pas à elle seule d’être sous le feu des projecteurs. Voici comment je me suis retrouvée complètement perdue à la fin de l’année 2015. Paumée. Nulle part. En recherche active de qui j’étais vraiment et surtout, de qui je voulais être dans ce futur tellement incertain.

Inutile de dire que je n’avais pas (et n’ai toujours que très peu) confiance en moi. Ni en mes choix de vie « personnels », ni en mon choix d’étude. Je me retrouvais en première année de master, incapable de savoir si ce que je faisais me plaisait vraiment, si j’y voyais me construire un avenir. Complètement démoralisée face au savoir des autres que je n’avais pas, face à cette facilité qu’ils avaient dans certaines matières alors que je peinais à en comprendre les bases. Bref, paumée, je vous le disais. Au final, je réussissais là où d’autres échouaient mais je restais complètement insatisfaite. Le problème ? Je me comparais aux meilleurs des meilleurs. Il y en a toujours, dans chaque promo. J’ai eu l’habitude d’en faire partie dans ma classe pendant mes trois années de bachelier (vive le système scolaire belge, s’il vous intéresse, je vous le développe dans un autre article), mais arrivée en master, à l’université, fini de rire et surtout, fini la gloire. Comme j’exagère ! Mais je vous assure que de passer d’un bon niveau à simplement être dans la moyenne, c’était douloureux pour l’estime que je n’avais déjà pas. Bref, un désastre. Je réussissais mes examens de Noël avec des notes correctes mais qui me décevaient pour la plupart. J’avais travaillé comme une arrachée pour finir plus que déçue de moi-même.

De plus, à force de m’effacer face à d’autres personnes dans un groupe, je perdais complètement vie. C’est fou de dire une chose pareille, j’en ai bien conscience, mais c’est de cette manière que je ressentais les éléments, ou plutôt que je ne les ressentais plus. Je devenais vide à l’intérieur. Dans une discussion à plusieurs personnes, je ne prenais jamais la parole. J’écoutais. Je riais. J’acquiesçais. Mais je m’effaçais. Si bien que je me rendais compte que des inconnus n’avaient jamais eu vent de mon existence tellement ma présence était infime quand j’étais entourée.

Pourtant, aucune dépression ou mal être apparent, je continuais à être qui j’étais, moi, comme j’y étais habituée. Sans être complètement moi. Etant fille unique, j’ai toujours appris à faire des activités seules. J’ai eu des amis imaginaires. J’ai eu des amis tout court aussi. Attention, je ne suis pas complètement en marge de la société non plus. Je suis juste normale. Une fille banale qu’on aperçoit à peine.

Le cœur du problème arrive, vous n’avez encore rien vu. De cette perception de moi-même a également découlé une totale non confiance en ce qui concerne l’être opposé, ce double que nous sommes tous censés trouver et que j’étais tout simplement incapable d’approcher. Ou plutôt, ne serait-ce pas lui qui n’osait pas m’approcher ? J’ai toujours eu une relation quelque peu conflictuelle avec nos amis les mâles. Légères erreurs engendrées par un père quelque peu frivole et voilà qu’il vous détruit encore davantage la confiance infime que vous aviez en vous-même et en l’autre. Bref, je me retrouvais à l’aube de mes vingt-deux ans tout simplement incapable de me sentir un jour aimée par un homme. Dans le miroir, tout juste capable de me regarder dans les yeux, mais jamais plus bas. Au final, on se rend vite compte que rester inlassablement sur la touche, ça fait mal bon sang ! Etre la bonne copine, c’est sympa deux minutes, quand la même rengaine revient encore et encore, ça devient vite lassant. Moi qui suis relativement souvent de sortie avec mon groupe de copines, je suis souvent (toujours) la seule à ne jamais me faire aborder, never, jamais. Difficile alors de ne pas se remettre en question. Qu’ont-elles de plus, de moins que moi ? Je n’ai pas l’impression d’être la fille la plus inintéressante ni la plus moche du monde, pourtant, rien n’y fait.

Alors, en ayant quelque peu marre de cette situation, j’ai décidé de me (re)prendre en main. Fini les auto-apitoiements, l’année 2016 serait l’année du changement. Vous connaissez l’adage : « une femme qui se coupe les cheveux est une femme qui s’apprête à changer de vie », il s’est révélé totalement vrai pour ma petite personne. J’ai décidé de raccourcir de 25 cm mon semblant de coupe de cheveux. J’ai commencé à travailler certains endroits de mon corps qui se laissaient aller depuis bien trop d’années. J’ai revu mon alimentation, qui était déjà très saine mais que j’ai encore rendue meilleure tout en continuant de m’octroyer des petits plaisirs de temps en temps. J’ai appris à m’aimer, à arrêter de me dévaloriser, à mettre en avant ces petites choses chez moi qui n’étaient finalement, pas si laides que ça. Et, en forçant un peu le destin, j’ai rencontré quelqu’un. Au final, je me rends compte qu’après avoir enfin ouvert mon cœur pour la première fois, mais également avoir laissé ce fameux garçon le fracasser en mille morceaux par terre, j’en reviens vite à mes vieux démons. Ce travail prend du temps. Beaucoup de temps…

Un autre adage raconte qu’il ne faut pas chercher l’amour, qu’il finit par vous tomber dessus au moment où l’on s’y attend le moins. Je me suis dit cela pendant 22 ans. Je crois qu’au final, je l’ai trop repoussé, tellement que j’en suis devenue invisible aux yeux de la gent masculine qui passe à mes côtés sans me voir.

J’en suis devenue ce genre de femme indépendante, qui prône haut et fort qu’elle n’a pas besoin d’un homme pour se définir. Et je garderai cette vision. Je suis encore jeune et pourtant, l’amour m’épuise déjà. Je ne crois pas être faite pour ce genre de pratique (hihi). Alors, après m’être ouverte pour la première fois, je me retrouve à me refermer comme l’huître que j’étais avant, avant de le rencontrer et avant qu’il ne me fasse LA chose dont j’avais le plus peur lorsque je construirais une relation. Ces tromperies, ces manières d’aller voir ailleurs alors que tout va bien entre deux personnes, ce besoin incessant de vérifier si l’herbe est plus verte à côté, cet ailleurs où vous n’êtes pas, où je n’étais pas en tout cas. Au final, avant, c’était plus facile. Ils ne me voyaient déjà pas et je faisais semblant de ne pas les voir non plus. Ca fait moins mal de ne pas y accorder d’importance, même si inconsciemment, j’en accorderai toujours. Vouloir à tout prix quelque chose que l’on est pourtant persuadée de ne pas atteindre un jour est bien trop douloureux. Je laisse ça aux autres. Vous la voyez cette boucle sans fin ? J’ai commencé à écrire cet article il y a plusieurs semaines, moment où j’étais au sommet, où je me disais que cette petite histoire de quelques mois ne m’atteindrait pas, qu’un garçon ne me déstabiliserait jamais. On se retrouve quelques jours plus tard avec une demoiselle complètement perdue qui redevient l’être invisible qu’elle avait pourtant essayé de combattre pendant une demi année. Je vous souhaite à tous et toutes de trouver votre amour, le seul, le vrai, celui qui fait battre notre cœur à toute allure quand on en découvre l’histoire dans ces romans que l’on dévore à la pelle. En ce qui me concerne, …

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25 réflexions sur “Here I am, this is me…

  1. Julie Juz dit :

    Iris, cette histoire ne finit pas là 🙂 Tu le dis toi-même, ça va prendre tu temps, mais ce n’est pas fini. Tu es dans un « bas », pour mieux remonter. Et tu n’as besoin que de toi-même pour remonter. L’être invisible doit continuer à se trouver, et se construire. Ca ne va pas être facile, mais c’est un démon que tu ne peux pas laisser gagner 🙂 Il en va de ton bonheur, et tu n’as besoin que de toi pour être heureuse !

    J’envoie une fournée d’ondes positives vers ta jolie région des Fagnes ❤ 🙂

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    • Iris Sireadbooks dit :

      Merci Julie 🙂 Oui je remonterai, je remonte déjà, les baisses de morale vont et viennent, comme pour tout le monde.. Par contre, ce n’est pas pour autant que ma vision de la chose va changer. Je cogite cette manière de voir la vie depuis très longtemps. Inconsciemment depuis que ma famille part dans tous les sens..
      Je suis à Bruxelles mais je garde tes bonnes ondes pour mon retour à la maison 🙂 Des bisous ❤

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  2. chutjelis dit :

    Je me retrouve dans ton article, je suis cette amie invisible aux yeux des gens. Amis, d’ailleurs je ne suis pas sure d’en avoir, des copines, des connaissances, oui… Je me sens vivante depuis que l’amour m’est tombé dessus, j’espère que cette histoire durera car je ne veux pas redevenir invisible à mes propres yeux…
    Je te souhaite qu’un homme s’arrête sur toi, et qu’il te fasse te sentir plus vivante que jamais!

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    • Iris Sireadbooks dit :

      Merci d’être passée 🙂 Attention, je ne me sens pas invisible dans mon groupe d’amies, j’ai des amies en or que je n’échangerais pour rien au monde. Le seul problème reste l’ouverte au monde, aux autres qui ne me voient pas..
      Je suis ravie que l’amour ait frappé à ta porte 🙂 Et je te souhaite tout le bonheur du monde !
      Des bisous ❤

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  3. Laura Darcy dit :

    J’ai peut être 29 ans mais je me retrouve totalement dans ton article. Je me sens moi aussi transparente à coté de mes amies. Je ne me fais pas abordée par les hommes et si cela arrive je suis complètement désemparée.
    La réalité est à mille lieux de nos romans!

    Je crois que tu as bien fait d’écrire cet article et tu ne dois surtout pas avoir peur du regard des autres car beaucoup se reconnaitront dans tes mots.

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  4. Petite Plume dit :

    C’est très courageux de te livrer aussi sincèrement et j’espère que ça t’aidera à avancer ! Moi aussi je me retrouve un peu dans ton article car je suis quelqu’un de réservé, je n’aime pas me mettre en avant et je me sens mieux dans un groupe ou je peux écouter la conversation sans trop participer. Mais même si mon côté introvertie restera toujours (et je ne pense pas que ce soit forcément un défaut), avec les bonned personnes on s’ouvre plus, on se sent en confiance pour se confier et s’exprimer et ça fait du bien ! Tu dis toi même que tu as une amie qui t’as aidé , et bien ce n’est pas fini tu rencontreras plein d’autres personnes qui te correspondront et t’aideront à faire éclore ta personnalité. Ne perds pas espoir ! Même pour la gente masculine (et je parle en connaissance de cause) car tu finiras par rencontrer qqn qui vaut la peine et te feras gagner en confiance en toi et en amour propre ! Je ne dis pas que ce sera comme dans les romans ni que ça ne demandera pas d’efforts, mais ça viendra. Courage 🙂
    PS : tu as toute une armada de lecteurs et de blogueurs derrière toi, c’est ça aussi ta force et déjà un moyen de montrer qui tu es !

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    • Iris Sireadbooks dit :

      Hihi c’est gentil 🙂
      Attention, j’ai des gens à qui me confier et même si je n’ai que rarement été aussi loin dans la confession que dans cet article, j’ai l’occasion de parler de mes petits soucis à mes amies d’amour ! Le problème ici se manifeste surtout quand je suis en groupe. J’ai appris à me manifester dans le cadre de mes études, je suis moins craintive mais dès qu’il est nécessaire de parler de moi, je m’efface et laisse les autres prendre la parole.
      Quant à l’Amour avec un grand A, j’aime à penser que j’ai encore le temps. Ce sont les pressions familiales qui sont parfois un peu pesante mais je reste le seul maître de mon destin, j’en ai bien conscience 🙂
      Merci d’être passée ! Des bisous ❤

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    • Iris Sireadbooks dit :

      Oh non, pas des yeux larmoyants ! Je ne suis pas à l’article de la mort 🙂 Même si je prends tes gros bisous avec plaisir ! Ca finira par aller, tout finit toujours par aller, même si cela prend du temps 🙂
      Des gros bisous aussi !

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  5. dreamingwithboooks dit :

    Je me retrouve tellement dans ton article!!
    Je suis comme toi : une confiance en moi proche de zéro, discrète, la bonne copine qui reste dans l’ombre, qui veut aider tout le monde et qui se fait donc marcher sur les pieds!!
    Mais depuis quelques années, je me suis aussi reprise en main et ça fait un bien fou!! J’ai commencé par penser à moi (avant de penser aux autres) donc changements physique qui déjà amène un peu plus de confiance. Et rien qu’avec ça j’ai senti que les regard des gens était différent sur moi. Et pour nous, n’importe quelle petite victoire au quotidien peut augmenter notre confiance : engager une conversation avec des gens que l’on ne connait pas, prendre des initiatives, … Autant de petites choses qui peuvent paraitre insignifiante pour n’importe qui mais qui ont été de grandes avancés pour moi!
    Aux jours d’aujourd’hui, je suis toujours la fille discrète qui aime aider les autres mais je pense aussi à moi et j’ai pris plus d’assurance donc je ne doute pas que ce sera le cas pour toi aussi 🙂 Ca prend du temps mais ne tkt pas, quand tu es tombée aussi bas tu ne peux que remonter!!! Courage!!

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  6. lilithbliss dit :

    Pendant très longtemps, je n’avais que très peu confiance en moi. Alors en lisant tes mots, je reconnais celle que j’étais il y a plusieurs années. Celle que je suis encore un peu, car le passé fait toujours partie de nous d’une certaine manière. Je sais que les choses sont plus faciles à dire qu’à faire, mais avec le temps tu y parviendras. Crois-moi. Un jour, ton orgueil se réveillera. Les expériences t’aideront à mieux te connaître et à te faire confiance. Les autres le ressentiront. Et le regard qu’ils posent sur toi changera, parce qu’ils sentiront ton bien-être, parce qu’ils verront dans tes yeux l’envie d’exister. Parce qu’ils te verront tout simplement.
    Côté cœur, j’en ai versé des larmes. Au point de ne plus savoir respirer. Le chemin est long. On se relève doucement. Mais sûrement. Il faut accepter ce qu’il s’est passé, et mettre de côté toutes les mauvaises pensées. Celles qui nous faut croire qu’on est insignifiantes, que les autres filles valent mieux que nous. Parce que ce n’est pas vrai. Tu es toi, Iris. Tu as tes qualités et tes défauts. Et ce tout plaira véritablement à un homme.

    Aimé par 1 personne

    • Iris Sireadbooks dit :

      C’est drôle parce qu’on dirait que ton petit mot se fond parfaitement dans la fin de semaine et le week-end que je viens de vivre. Une amie m’a dit samedi que j’étais radieuse. On dirait vraiment que l’écriture de cet article a été libératrice parce que j’ai l’impression d’être déjà quelqu’un d’autre tout en étant toujours moi. Pas quelqu’un de mieux, parce que je n’ai pas le sentiment qu’il faille que je m’améliore, mais vraiment quelqu’un de différent.
      Merci beaucoup de ton petit mot en tout cas ! Il me touche beaucoup.
      A très vite !
      Des bisous ❤

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  7. Marine & Camille Le Puy des Livres dit :

    C’est très courageux et certainement libérateur d’oser se livrer comme tu le fais dans ce très bel article que tu as écris.
    La vie n’ai malheureusement pas connue pour être souple et l’amour n’en parlons pas. Si ces instants passés et présents sont difficiles, je suis sûre que ton avenir s’annonce radieux. Tout simplement parce que ces embûches te rendent forte et qu’un beau jour, un homme te méritera et t’aimera tel que tu es.
    Je t’embrasse et je te dis à bientôt.

    Aimé par 1 personne

    • Iris Sireadbooks dit :

      En y réfléchissant, c’était surtout de mettre le doigt sur ce qui posait problème depuis un moment qui était libérateur. Mais en effet, l’écrire a participé au processus également.
      Je te remercie beaucoup pour ton gentil petit mot ! Espérons qu’un jour mon prince viendra (haha). En attendant, je reprends enfin du poil de la bête et je me suis déjà un peu endurcie depuis l’écriture de cet article 🙂
      Des bisous ❤

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