La Voleuse de livres – Markus Zusak

9782266175968

Coup de cœur

résumé5
Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? Au moins que ce ne soit son secret…

Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres.

avis
Magistral. Ce livre est une perle.

Il faut une sacré dose de courage, d’imagination et d’audace pour parler au nom de la Mort, la seule, la vraie. Qui plus est pendant cette période noire de l’Histoire. La deuxième Guerre Mondiale. Celle-là même qui a vu des millions de personnes être arrachées injustement à la vie de manière cruelle.

Je dois dire que Markus Zusak m’a impressionnée. Je ne sais pas à quoi je m’attendais en ouvrant ce roman mais apparemment pas à ce que j’ai lu là. Parce que j’ai été envoutée dès le départ. Je me suis perdue dans son monde pourtant pas très lointain du nôtre.

J’ai une petite passion pour les livres traitant de cette période historique. Alors c’est avec beaucoup de « plaisir » que je me suis lancée dans la Voleuse de livres. Et dès les premières lignes, j’ai été surprise. Il m’a même fallut quelques pages pour m’habituer au concept de « la Mort vous raconte une histoire ». Difficile de ne pas avoir envie de la traiter comme un personnage comme les autres. Voilà une manière bien particulière de raconter une histoire. Avec la crainte, le doute, et l’horreur qui accompagne toujours cette Dame en noir. Oui, j’ai eu peur tout au long du livre, de savoir comment les éléments allaient évoluer et où tout cela allait mener. Le spectre de la mort qui plane au-dessus de cette histoire vous donne envie de lire encore plus vite !

La liste est encore longue, mais j’estime pour le moment que trois exemples suffisent. Avec ces trois exemples, vous avez déjà dans la bouche le goût de cendres qui définissait mon existence cette année-là.

Tant d’être humains.
Tant de couleurs.

Ils continuent à m’habiter. Ils harcèlent ma mémoire. je vois les tas immenses qu’ils forment, empilés les uns sur les autres. L’air est comme du plastique, l’horizon comme de la colle en train de prendre. Le ciel est fait de gens, un ciel percé et qui goutte, tandis que des nuages cotonneux couleur de charbon battent comme des cœurs noirs.

Et puis…
Et puis il y a la Mort.
Moi, la narratrice.
Qui me fraie un chemin dans tout cela.
En surface; imperturbable, impassible.
En dessous, défaite, déconcertée, déboussolée.

De plus, les nombreuses incisions de l’auteur rendent la lecture encore plus particulière. Des explications de vocabulaire, des descriptions de personnages, des dessins,… toutes ces petites choses qui rendent le récit encore plus beau. Presque enfantin mais toujours très réaliste. Enormément touchant et émouvant. Bon, oui, j’ai eu les yeux qui piquent, très fort !

C’est la première fois que je lis un roman portant sur la guerre mais du point de vue de l’Allemagne « gentille ». Ce livre est une merveilleuse manière de montrer que tous les Allemands n’étaient pas des monstres et que certains d’entre eux étaient, parfois même au péril de leur vie, des sauveurs pour les Juifs en exil.

Venons-en à l’histoire deux minutes que j’arrête de faire éloge de ce texte alors que vous ne savez même pas encore très bien de quoi il traite.

Liesel Meminger est une jeune fille qui se voit confiée à la famille Hubermann quelques jours seulement après la mort de son petit frère, enterré à la hâte sur le bord de la voie ferrée lors de son trajet jusqu’à sa nouvelle maison. Illettrée, esseulée, triste, Liesel est une petite fille que l’on a envie de consoler tout au long de l’histoire même si, contrairement à ce que pensent ses congénères, elle est loin d’être bête. La hargne et la confiance qu’elle gagne au fil du récit sont impressionnantes. L’amitié qu’elle noue avec Rudy et puis Max est très touchante. Bref, tout est touchant dans ce livre.

Voici un roman où l’objet livre a encore une fois une importance toute particulière. Il va permettre à Liesel de sa rapprocher de son nouveau papa qui va lui apprendre à lire pendant la nuit. Leur relation est absolument trop mignonne ! Autant sa mère est une râleuse qui jure tout le temps mais qui au fond sait être tendre quand elle veut, autant son papa va lui donner des leçons de vie incroyables.

Bref, je n’ai même pas envie de vous en raconter trop tellement cela gâcherait le plaisir de la lecture. Je me suis jetée dans ce livre les yeux fermés (ou presque, on se comprend) et je ne le regrette absolument pas. Cette histoire est merveilleuse même si tellement dure. Lisez ce livre, vous ne sauriez que trop bien faire. Ce roman ne ressemble à rien de ce que vous avez déjà pu lire.

Ps : je regarde le film prochainement et vous en donne des nouvelles !

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35 réflexions sur “La Voleuse de livres – Markus Zusak

    • sireadbooks dit :

      Merci Papa 🙂 Mais il va falloir que tu déconnectes mon compte WordPress de ton ordinateur parce que les gens vont croire que je m’adresse des commentaires à moi-même.. Peu reluisant si tu veux mon avis 😉 Je te le commande à la bibli quand tu t’en seras sorti de ta dernière lecture en lice. Bises!

      Aimé par 1 personne

  1. Naomi. dit :

    Bravo pour ta chronique, elle est très intéressante et bien construite !
    Ce livre est vraiment un bijou, un recueil à sentiments. Un de mes plus gros coup de coeur, et tu me donnes envie de le relire pour me replonger dans tout ça, et redécouvrir la Mort qui conte cette histoire. Le fait que la Mort soit la narratrice donne vraiment un sentiment de malaise, de peur, et on enchaîne les pages les unes après les autres parce qu’on se dit que si on ne va pas assez vite, elle va nous faucher aussi, ou quelque chose dans le genre.. Bref, un sentiment vraiment unique !
    J’ai vu le film aussi, mais je l’ai beaucoup moins aimé que le livre. Il y avait quelques différences, mais le jeu d’acteur de celui qui fait Hans était merveilleux !

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    • sireadbooks dit :

      Merci pour ce joli avis Naomi 🙂 Ce livre est véritablement une merveille! j’ai justement commencé les 15 premières minutes du film hier et je me suis déjà dit que Hans était parfait à la première scène 🙂 Mais je me doute que transmettre toute la magie du livre dans un film ne doit pas être évidente.. A bientôt 🙂

      Aimé par 1 personne

      • Naomi. dit :

        Oulala, j’avais juste aimé le commentaire et je n’ai pas pris la peine de répondre… Je suis désolée ! ><
        Pas de quoi pour l'avis, c'est tout à fait normal ! J'espère que le film te plaira, Hans était mon coup de coeur dans le film parce que l'acteur dégage quelque chose de puissant pour ce rôle j'ai trouvé. Mais tous les jeux d'acteurs sont très bons ! Bien que transmettre la magie d'un livre dans un film est quelque chose de très dur, c'est tout de même bien réussis, il y a des scènes très touchantes !

        Aimé par 1 personne

      • sireadbooks dit :

        Hihi pas de souci dis 🙂 J’ai moi-même répondu aux commentaires en vitesse avant le boulot ce matin, je sais ce que c’est x) Je me replonge dans le film très vite, quand j’aurai 2 heures à perdre.. Ce qui n’est malheureusement pas facile à trouver x) A très bientôt 🙂

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  2. Ibidouu dit :

    Il est dans ma wishlist depuis super longtemps ! J’espère me le faire offrir à Noël parce que là j’en peux plus, j’ai vraiment trop hâte de le lire.
    Au pire je le lirais en VO, je crois que ma mère l’a dans sa bibliothèque ^^

    Aimé par 1 personne

  3. Lucie dit :

    bonjour,

    C’est la première fois que je vois ton blog et je pense que je vais y revenir…
    J’ai consulté cet article en premier car je suis actuellement en train de lire ce livre après l’avoir attendu des mois…
    Sinon si tu veux un autre livre sur « l’Allemagne gentille » durant la seconde guerre mondiale je te conseille « Sophie Scholl, non à la lâcheté », de Jean-Claude Mourlevat. J’ai adoré ce livre, même s’il est très court. Et dans un genre un petit différent, « L’enfant de Schindler » de Leon Leyson. Une très belle histoire également.

    Aimé par 1 personne

    • Iris Sireadbooks dit :

      Coucou Lucie, merci de ton passage 🙂 J’espère que La Voleuse de livres te plait ! Je l’ai vraiment adoré ce roman ! Je note tous les autres que tu cites, merci beaucoup! Parce que j’adore les romans de guerre 🙂 A très bientôt j’espère! Bises

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